Asmaou Diallo dénonce un manque de volonté du régime actuel pour situer les responsabilités des uns et des autres dans ces odieux crimes.
Devant la presse jeudi, le ministre de la Justice, Mamadou Lamine Fofana, n’a pas annoncé une date pour la tenue du procès sur le massacre du 28 septembre. Sa sortie médiatique ne rassure pas la présidente de l’AVIPA.
‘’Nous avons été poignardés dans le dos après la sortie médiatique du ministre de la Justice sur qui on avait placé toute notre confiance pour avoir un procès. Malheureusement, il dit que ce procès ne peut pas se tenir maintenant. Parce qu’il faut construire un bâtiment, faire ceci et cela’’, martèle Asmaou Diallo.
‘’Pourquoi construire un bâtiment ? Pourquoi ne pas aménager le bâtiment qui est à la cour d’appel de Conakry pour ouvrir ce procès ? Qu’est ce qui peut les empêcher la tenue du procès alors que les inculpés et victimes sont connus ? Pour quelle raison faut-il entendre attendre jusqu’en 2020 ?’’, s’interroge la présidente de l’AVIPA.
‘’Ils ne sont pas prêts pour ce procès. Ça nous fait vraiment mal. On pensait que 10 ans après ces évènements, tout le monde allait dire trop c’est trop. Malheureusement, ce n’est pas cette idée qui anime le gouvernement’’, assure-t-elle
Selon Asmaou Diallo, le président Alpha Condé, élu une année après la tragédie au stade, devrait hâter le pas pour faire la lumière sur le massacre du 28 septembre.
‘’Le gouvernement est incapable d’organiser un procès’’, dénonce-t-il, estimant que les autorités ‘’roulent les victimes dans la farine, les humilient et continuent de se moquer d’elles. Mais dans tout ça, c’est le peuple de Guinée qu’on est en train de traîner dans la boue’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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