Une fille de 2 ans victime de viol, sa famille menacée d’expulsion par le concessionnaire

[dropcap]L'[/dropcap]acte s’est passé à la veille de la fête de Ramadan. Une petite fille de 2 ans a été victime de viol au quartier Yimbaya École dans la commune de Matoto. Son présumé violeur est un adolescent de 18 ans protégé par son tuteur.

Sa mère, encore sous le choc, revient sur les circonstances dans lesquelles sa fille a été violée.

‘’Ma fille joue souvent avec un petit garçon de son âge là où on loge. Le jour du viol, on était sortis. Le jeune a pris ma fille, ils se sont enfermés dans la chambre. Il a laissé le petit garçon au salon en train de regarder la télévision. Dès que ma sœur a constaté l’absence de ma fille, elle a commencé à l’appeler. Elle est rentrée dans la maison et demandé à l’enfant où est ma fille. Ce dernier a indexé la chambre’’, raconte dame Diallo au micro de VisionGuinee.

Et de poursuivre : ‘’Quand elle est rentrée dans la chambre, le jeune homme faisait semblant de chercher quelque chose. Ma fille était arrêtée près du lit avec deux pagnes. Elle pleurait et transpirait, sa culotte était descendue. Elle a dit à ma sœur ‘Abou a touché mon coucou (sexe)’. Parce que quand je la lave, je lui dis de ne pas accepter qu’on touche son coucou’’.

Selon dame Diallo, sa fille se tordait de douleurs. Ses parents l’ont conduite à l’hôpital pour des examens. ‘’On a appelé le tuteur de l’adolescent qui est un militaire. Il est venu nous rencontrer le lendemain à 15h. Il nous a dit qu’il refuse de couvrir les frais des examens médicaux’’, déplore-t-elle.

Elle déclare que des démarches ont été menées par des responsables du quartier pour étouffer l’affaire. La mère de la gamine assure qu’elle a été sommée de se taire.

‘’J’ai dit que je ne peux pas pardonner et je refuse de taire l’affaire. Depuis, notre famille est la cible d’insultes et de menaces d’expulsion. Le militaire qui se croit fort de quelque chose a dit à moult reprises qu’on ne peut rien contre lui’’, indique-t-elle.

Malgré les menaces et intimidations dont elle fait l’objet, Mme Diallo compte aller jusqu’au bout pour que justice soit rendue dans cette affaire.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

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