Bah Oury veut un ‘’cadre juridique et politique clair, sans état d’âme’’ pour que la Guinée soit une ‘’référence dans quelques années’’
Ce jeudi 5 mars, au cours de l’adoption de la loi sur le programme Simandou 2040, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur la nécessité pour la Guinée de s’appuyer sur un cadre juridique et politique solide afin de garantir la cohérence et la continuité de l’action publique.
Selon le chef du gouvernement, la Constitution de la Guinée prévoit déjà une organisation claire du pouvoir exécutif, reposant notamment sur la responsabilité collective du gouvernement et sur la coordination de l’action gouvernementale par la primature.
‘’La Constitution établit en effet une organisation claire de l’action exécutive, fondée sur la responsabilité collective du gouvernement dans la mise en œuvre des politiques publiques ainsi que sur la coordination de l’action gouvernementale par la primature’’, rappelle le Premier ministre.
Aujourd’hui, souligne-t-il, ‘’je suis Premier ministre, chef du gouvernement. Demain, il y aura un autre. Mais l’architecture gouvernementale, la mise en œuvre de nos politiques publiques doivent être régies de telle manière qu’il n’y ait pas d’improvisation’’.
Pour illustrer ses propos, il affirme que ‘’ceux qui ont réussi, ceux qui ont tiré leur pays des abîmes de la pauvreté vers aujourd’hui des pays qui sont considérés comme des références sur le plan mondial, comme Singapour, Chine et tant d’autres, sont des pays qui ont établi leur programme, leur action, dans un cadre juridique, politique clair et net, sans état d’âme et avec constance et détermination’’.
‘’Nous aussi nous devons aller avec constance et détermination dans la mise en œuvre d’une politique publique qui permettra de faire en sorte que dans quelques années, la Guinée sera vue comme une référence pour les pays africains, comme aussi une référence pour dire qu’il n’y a pas la fatalité du syndrome hollandais. Mais la Guinée est, de ce point de vue, comme par le passé, devenue un pôle qu’il faut regarder, qu’il faut étudier, sur lequel il faut s’inspirer pour redonner de l’espoir aux populations africaines, pour redonner l’espoir aux jeunes que la pauvreté, la mauvaise gouvernance n’est pas une fatalité’’, assure le locataire du palais de la Colombe.
Et, ajoute-t-il, ‘’on peut s’en sortir et la Guinée s’en sortira avec l’aide de Dieu’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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