Après la publication du communiqué de la Haute autorité de la communication (HAC) sur de supposés manquements qu’elle dit avoir constaté dans la sphère médiatique guinéenne, le parquet général sort de la réserve et annonce des poursuites contre des journalistes.
‘’Il a été porté à la connaissance du procureur général, à travers le communiqué de la Haute autorité de la communication (HAC), que des manquements professionnels ont été relevés dans les rapports quotidien de la HAC notamment sur des questions d’ordre éthique, communautaire et d’incitation à la violence susceptible de troubler l’ordre public et d’ébranler dangereusement la cohésion sociale’’’, indique Charles Wright.
Le parquet général réaffirme son attachement à la protection de la liberté de la presse à travers le respect de l’article 1er de la loi L/2010/02/CNT du 22 juin 2010, portant sur la liberté de la presse et révisant la loi organique L/91005 CNT du 03 décembre 1991.
Il déclare qu’il ‘’rejette toutes formes de poursuites tendant à entraver aux droits d’information, de diffusion, de possession, d’exploitation d’une entreprise de presse, d’édition et des librairies ainsi que de la pluralité des idées et d’opinions’’.
En revanche, souligne-t-il avec insistance, dans le cadre de la protection de paix public, de la sécurité publique et de l’ordre public, ‘’le parquet général s’oppose conformément à l’article 1er, alinéa 2 de la loi sur la liberté de la presse, au sens duquel, tout citoyen guinéen bénéfice de la liberté d’information et d’expression tiré de la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen, sous réserve du respect de l’éthique, de la déontologie, de la dignité humaine et des droits de la personne, du caractère pluraliste des courants de pensés et d’opinions à la propagation des délits constatés dans certaines presses par la HAC’’.
M. Wright assure que ‘’’conformément à la procédure des poursuites des délits, des contraventions et des crimes commis par voie de presse et défini par l’article 128, 129, 130, 131, 132 et suivant de la loi sur la liberté de la presse, le procureur général instruit les procureur d’instance à se saisir de ces faits répréhensibles dès que la HAC finira l’examen, de la responsabilité professionnelle des intéressés conformément à la loi. Les faits dénoncés tombent sur le coup des articles 18, 99, 105, 106 de la loi sur la liberté de la presse’’’.
Le procureur général rappelle qu’il accorde ‘du prix à ‘’l’exécution des présentes instructions dans l’intérêt de la société et de la paix publique. Toutes les personnes dont la HAC a relevé des cas de dysfonctionnement, nous attendons qu’elle finisse son travail mais il y aura des poursuites judiciaires contre les personnes dont la responsabilité professionnelle sera engagée qui est d’ailleurs corrélative pénale’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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