[dropcap]A[/dropcap]ncien chargé de la communication de l’UFDG, principal parti de l’opposition, Souleymane Thiâ’nguel Bah, fait l’objet d’une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité dans l’affaire Mohamed Koula Diallo, journaliste tué en février 2016 au siège de l’UFDG.
Exilé en France, les ennuis se multiplient pour Soulay Thiâ’nguel. La condamnation de ce professionnel de la communication le suit partout.
Recruté en décembre dernier par une institution internationale, son contrat a été résilié au bout de cinq jours de travail. Lassé et n’en pouvant plus, Thiâ’nguel, pour les intimes, décide de faire face à la justice guinéenne pour l’éclatement de la vérité.
‘’Je parle en tant que citoyen dont des droits ont été bafoués. Dans cette affaire, je ne suis ni du côté de l’UFDG ni du côté de Bah Oury ou de qui que ce soit. Je suis du côté de la vérité pour faire en sorte que le coupable du meurtre de Mohamed Koula Diallo soit mis à la disposition de la justice pour que je sois complètement blanchi puisque je n’ai absolument rien fait’’, a-t-il introduit mardi dans le Quotidien.
‘’Dans le dossier, ce n’est pas mon nom à l’état civil qui apparait, mais mon pseudonyme. Il est clairement indiqué qu’il s’agit d’un certain Thiâ’nguel qui se dit chargé de communication de l’UFDG. Dans cette histoire, on a vu que quelqu’un peut être inculpé sans jamais avoir été entendu à aucun moment de la procédure. Les enquêtes ont duré 4 mois à Conakry, on ne m’a jamais convoqué alors j’y étais. Des personnes ont été entendues, y compris le président de l’UFDG. Moi, à aucun moment, je n’ai reçu une convocation pour qu’on me dise qu’on me reproche de telle ou telle autre chose’’, a précisé Soulay Thiâ’nguel.
C’est par voie de presse que le chroniqueur apprendra son inculpation. ‘’Un mandat d’arrêt avait été délivré contre moi le 15 février 2016, soit 10 jours après la mort de Mohamed Koula Diallo. Au moment même où on était en train de mener les enquêtes, il y avait déjà un mandat d’arrêt contre moi alors que j’étais à Conakry’’, a-t-il découvert.
Ce qui a été reproché à Thiâ’nguel
‘’Tout au long du procès, mon nom n’a été cité qu’une seule fois. M. Sow aurait dit que j’ai interdit aux journalistes de filmer. Même si cela avait été le cas, c’est mon boulot de gérer l’image du parti dont je suis le responsable de communication. Mais je ne vois même pas comment j’aurais pu empêcher des journalistes qui sont en dehors de la cour, moi à l’intérieur, les gens se battaient à l’entrée du siège. On ne dit dans le dossier la raison pour laquelle je suis inculpé pour complicité d’assassinat’’, a détaillé Thiâ’nguel.
Il rappelle que le procureur de la République avait plaidé son acquittement pour non identification du prévenu. ‘’Il estime que Thiâ’nguel n’est pas un nom qu’on peut poursuivre. Puisqu’ils ne m’ont pas entendu, ils n’ont aucune information me concernant. Le procureur avait demandé l’acquittement. Mais le juge passe outre cela et décide de me condamner (…). On trouve un complice, mais pas le coupable du meurtre’’, a regretté M. Bah.
Faire face à la justice pour se disculper
Mohamed Koula Diallo a droit à la justice, a-t-il fait remarquer, ajoutant que l’opinion a le droit de savoir qui a tué ce journaliste reporter. Il souhaite que la vérité jaillisse. ‘’Mon nom a été Sali, mon pseudonyme l’a été. Quand on dit Thiâ’nguel, on sait qu’il s’agit de ma personne. Puisque c’est le pseudonyme que j’utilise à la fois dans mes chroniques et dans mes activités’’, a fait observer l’invité du Quotidien.
‘’Il y a un peu plus d’un mois, j’ai eu un contrat dans une organisation internationale pour gérer la communication d’un certain nombre de projets. J’ai signé le contrat pour une durée de six mois, renouvelables une fois. J’ai quitté Lyon pour aller dans le pays où je devais travailler. On m’a donné un badge, affecté un bureau, etc. Cinq jours après le début de mon contrat, ils m’ont appelé pour me dire qu’ils ont appris que je suis dans un parti politique d’opposition en Guinée. Ils disent qu’ils travaillent avec le gouvernement guinéen, donc, qu’ils ne veulent pas avoir des problèmes. Mon contrat a été purement et simplement résilié’’, a affirmé Thiâ’nguel.
Il estime qu’il est temps de se lever pour que la vérité soit dite. ‘’Ils ne sont pas uniquement contents de m’avoir créé ce problème. Ils m’en veulent, ils me pourchassent en dehors de la Guinée pour m’empêcher d’exercer le métier de mes compétences’’, a-t-il regretté, avant de faire une annonce : ‘’Je m’engage dans une procédure pour faire en sorte que toute la vérité soit rétablie à la fois pour moi, mais aussi pour Mohamed Koula Diallo. J’ai pris un avocat en France. Il va falloir réveiller les choses. Cet avocat a pris en charge le dossier. Je vais faire face à la justice. Parce qu’il est hors de question que ça continue’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Consciencieusement vous devriez répondre au mandat emis par la justice mais un mauvais conseiller vous a dit de ne pas répondre et de fuir pour être exilé politique ailleurs. Il n’y a pas deux Thianguel communicant à lufdg vous étiez aussi présent le jour du crime, alors quand la justice dit ton nom et que tu dis que c’est pas la votre c’est douteux ça complique ton avenir. Aller se présenté est mieux que se cacher
Dans tout ça tu ne s’avais pas que le monde est un village