[dropcap]L[/dropcap]a mission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), attendue à Conakry, pour tenter de désamorcer la crise sociopolitique que traverse le pays, a été annulée.
Les présidents Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et Muhamadu Buhari du Nigeria devaient fouler le sol guinéen, à quelques jours du double scrutin législatif et référendaire programmé le dimanche 22 mars prochain.
Leur arrivée a suscité dans les rangs de l’opposition l’espoir d’un nouveau report des élections pour ouvrir des négociations devant aboutir à l’organisation d’élections inclusives, libres et transparentes.
Aux dernières nouvelles, la mission de ces dirigeants ouest-africains a été annulée. Les autorités guinéennes, nous apprend-on, ont évoqué des raisons liées à la présence du coronavirus dans notre pays. La médiation de la crise guinéenne a été finalement confiée à Nana Akufo-Addo, le président du Ghana.
C’est la deuxième fois en l’espace d’un mois que la venue à Conakry délégation présidentielle a été avortée. Fin février, le président Alpha Condé n’a pas souhaité recevoir ses homologues de la Cédéao dans la capitale guinéenne.
Suite à la décision de la Cédéao de ne pas déployer sur le terrain des observateurs électoraux pour le double scrutin initialement prévu le 1er mars, Alpha Condé a lâché du lest en repoussant la date du referendum et des élections législatives. Après l’audit du fichier électoral qui a décelé des anomalies, il a convoqué les électeurs aux urnes le 22 mars prochain. Des consultations électorales qui se feront sans les poids de l’opposition.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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