Décédée en 2019, Mama Kassory Bangoura, ex-cheffe de cabinet de la primature, mise à la retraite en 2021
[dropcap]L[/dropcap]e ministre de la Fonction publique a annoncé mercredi la mise à la retraite de 6300 fonctionnaires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arrêté de Julien Yombouno n’épargne personne même les morts.
L’ancienne cheffe de cabinet de la primature Mama Fatima Kassory Bangoura, décédée en France le mardi 6 août 2019 à Paris en France des suites de maladie, figure parmi les fonctionnaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite, soit plus de deux ans après sa mort.
Elle repose depuis le 13 août 2019 à Farmoriah dans Forécariah, sa préfecture natale.
Le cas de Mama Fatima Kassory Bangoura est loin d’être isolé. Dans l’arrêté portant mise à la retraite de 6300 fonctionnaires admis à faire valoir leurs droits à la retraite à compter du 31 décembre 2021, figure Fodé Ismaël Camara, ancien directeur régional de l’hôtellerie et du tourisme de Labé, qui a également tiré sa révérence.
La présence de morts parmi les retraités sous l’ère du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) n’est pas une première. L’on rappelle que le 9 novembre, Mamadou Bô Keita, ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité du gouvernement de consensus du Premier ministre Lansana Kouyaté, a été officiellement admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Le concerné, qui n’est plus de ce monde, est décédé dans la nuit du 17 au 18 novembre 2020 à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé des suites de maladie.




