[dropcap]A[/dropcap] 72 heures du double scrutin du 1er mars, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé menace de sanctionner les élus locaux qui priveront ‘’délibérément’’ les électeurs de leur droit constitutionnel.
Le patron du département de l’administration du territoire rappelle son ministère est un partenaire de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
D’après le général Bouréma Condé, ‘’il se trouve que malheureusement, soit par ignorance de leur rôle réglementaire ou par refus manifeste d’exécuter une tache, certains maires, chefs de quartiers et de districts s’affichent dangereusement dans leur volonté d’empêcher leurs citoyens de voter librement le 1er mars 2020 en ne publiant pas comme cela se doit les documents électoraux et en ne sauvegardant pas le matériel électoral’’.
En dehors de sa ligne politique, indique-t-il, ‘’le maire élu de sa collectivité est au service de tous ses citoyens (…). Ils ont tous un accès équitable aux services sociaux de base de la commune. Ils doivent impérativement jouir de leurs libertés et droits quand cela est nécessaire (article 85 de la loi portant code révisé des collectivités locales)’’.
Etant des cellules de base, renseigne le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, ‘’les chefs de quartier ou de district, plus proches des citoyens que le maire, doivent jouer le rôle de véritables animateurs de la vie collective en adoptant des positions qu’aucun choix politique ne saurait expliqué’’.
C’est pourquoi, prévient-il, ‘’les maires, chefs de quartier et de district qui privent ainsi délibérément les électeurs de leurs droits constitutionnels s’exposent à des sanctions d’ordre règlementaire légal conformément à l’article 69 de la loi L2017/040/AN portant code révisé des collectivités locales’’.
Par ailleurs, souligne-t-il, ‘’les menaces pesant sur certains maires ou chefs de quartier et de district de la part des fauteurs de trouble désemparés ne sont ignorés, ni des autorités concentrées, ni de l’Unité spéciale de sécurisation des élections qui d’ores et déjà sont dans la dynamique totale de la sécurisation du processus électoral sur toute l’étendue du territoire national par la prise des mesures opportunes efficaces et efficientes’’.
Le général Condé ordonne aux gouverneurs et préfets de ‘’remonter sans délai la situation par voie hiérarchique de toutes les communes, quartiers et districts des circonscriptions respectives où ces manquements sont enregistrés’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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