Depuis sa nomination, le préfet de Forécariah, le colonel Lamarana Diallo, multiplie les rencontres avec les acteurs locaux de sa juridiction. Cette fois-ci, il a échangé avec les tenanciers d’hôtels, de bars et d’autres lieux de loisirs, en insistant sur l’interdiction formelle d’accès aux jeunes de moins de 18 ans, la vigilance sécuritaire dans cette zone frontalière et le respect des obligations fiscales.
Lors de cette rencontre, le préfet a rappelé aux responsables d’établissements hôteliers et de loisirs la responsabilité qui leur incombe, tant sur le plan sécuritaire que social. Située en zone frontalière, la préfecture de Forécariah exige, selon lui, une vigilance accrue.
‘’Le secteur que vous êtes en train de pratiquer, vous le connaissez mieux que nous, mais il est de mon devoir de vous parler et de vous dire quelques points qui vont nous aider, car nous sommes une préfecture frontalière. Quand on est une préfecture frontalière, nous nous considérons comme étant même au niveau de la ligne rouge. Vous êtes dans les hôtels, vous recevez tout le monde’’, a-t-il déclaré d’entrée.
Le colonel Lamarana Diallo a mis un accent particulier sur l’identification des clients, notamment des étrangers, afin d’éviter que des personnes impliquées dans des actes criminels ailleurs ne trouvent refuge dans les hôtels de la préfecture.
‘’Quand vous recevez des étrangers chez vous, la première des choses à faire est d’identifier la personne. Est-ce qu’il est guinéen ? A-t-il ses documents ? Est-il en mission, en séminaire, ou simplement venu se reposer ? Quelqu’un peut commettre des crimes ailleurs et venir se reposer chez vous sans que vous ne soyez au courant’’, a-t-il averti.
Mais l’essentiel de son message a porté sur la protection des mineurs et l’interdiction stricte de leur accès aux bars et hôtels pour la consommation d’alcool ou d’autres substances.
‘’Vous recevez tout le monde chez vous. Si une fille ou un garçon de moins de 18 ans entre et consomme de l’alcool, il faut interdire cela. Ce n’est pas recommandé par la loi. Ne regardez pas seulement l’argent, car si vous vous concentrez uniquement sur l’argent, vous allez détruire l’avenir de nos enfants’’, a-t-il martelé.
Le préfet de Forécariah a par ailleurs dénoncé la consommation de chicha, d’alcool mélangé à des comprimés et d’autres substances illicites dans certains établissements, rappelant que les gérants seront tenus responsables en cas de problème impliquant des mineurs.
‘’Un jeune qui n’a pas 18 ans, refusez-le, refusez-le encore. Parce que s’il arrive à faire quelque chose, cela va créer des problèmes qu’on ne pourra pas résoudre rapidement. Vous avez un travail très difficile et complexe. Il faut surveiller, surveiller et surveiller encore’’, a-t-il insisté.
Tout en reconnaissant l’importance économique du secteur, le colonel Lamarana Diallo a appelé les opérateurs à participer à l’éducation des jeunes et au développement du pays à travers le paiement régulier des impôts et taxes.
‘’L’État ne peut pas fonctionner sans les moyens. Si vous commercialisez quelque chose et que vous gagnez de l’argent, il faut payer les impôts. La Guinée ne peut pas se développer sans les moyens’’, a-t-il conclu.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com

