La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a célébré en différé, ce jeudi 11 septembre, la Journée mondiale de la santé sexuelle à travers une journée de sensibilisation organisée à l’école privée Blaise Pascal.
Célébrée le 4 septembre de chaque année, la journée a été placée sous le signe de l’échange et de la prévention, la rencontre a réuni un large éventail d’acteurs notamment les autorités éducatives et sanitaires, les représentants de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), des cadres de la CBG, enseignants et élèves, tous mobilisés pour promouvoir une meilleure compréhension des enjeux liés à la santé sexuelle.
Au cours de la rencontre, Dr N’Famara Kébé, chef du service santé de la CBG, a souligné que cette journée revêt une grande importance aussi bien pour les jeunes que pour les parents. Elle affirme que les actions de sensibilisation sur la santé sexuelle permettre d’abord des thématiques telles que les violences basées sur le genre, les grossesses non désirées, l’accès aux services de santé et la prévention des infections sexuellement transmissible.
Mme Hawill Rouguiatou Diallo, coordinatrice administrative du dispensaire de la CBG, a tenu à remercier la direction générale de la CBG pour l’organisation de la célébration de la journée de la santé sexuelle et reproductive.
‘’Nous sommes à l’Ecole Blaise Pascal pour échanger avec les enfants, leur apprendre à connaître leur corps, à connaitre la santé sexuelle. Nous saluons la vision et le dévouement de la Direction générale de la CBG pour promouvoir l’éducation sexuelle ouverte et respectueuse sur des sujets que nous considérons délicats. Ce qui est fondamental pour le développement personnel de nos enfants’’, a-t-elle déclaré.
De son côté, le Dr Alseny Camara, médecin à la CBG, a insisté sur la nécessité d’adapter la communication. ‘’Il y a 20 ans, la communication était orientée seulement de la mère ou du père à l’enfant. Avec l’arrivée des réseaux sociaux, on voit que ces réseaux sont en avance sur les parents. Tu es avec un enfant de 12 ans qui connait beaucoup sur la sexualité aujourd’hui. Ce sont des informations globales, car l’enfant ne sait pas faire le discernement entre le bon, le moyen bon et le mauvais’’, a-t-il souligné.
Il a exhorté les enfants à dépasser les informations obtenues sur les réseaux sociaux, avant d’appeler à à briser les tabous pour adapter les informations à leur niveau.
‘’J’ai vu des jeunes filles qui ont pleuré après avoir vu leurs premières menstrues, parce que l’information n’est pas passée et l’enfant n’était pas préparée’’, a mentionné le médecin qui précise que cette préparation concerne aussi les garçons, qui contractent parfois des maladies sans comprendre comment.
A l’en croire, ‘’si l’enfant connait une infection sexuellement transmise, il peut se protéger et réduire les risques’’.
Pour Mabinty Kolissokho Sylla, élève de terminale au groupe scolaire Victor Hugo et assistante au sein de l’ONG Droits des Enfants et Femmes, les échanges ont été fructueux.
‘’Ils vont me permettre de mener des actions de sensibiliser autour de moi’’, a-t-elle souligné, ajoutant qu ‘e ‘’j’ai compris, à travers les échanges, que l’hygiène menstruelle est très importante. Pour les jeunes, l’abstinence est très importante pour la santé sexuelle. Je dirai à mes amis de s’abstenir pour éviter des maladies sexuellement transmissibles. Si la personne ne peut pas s’abstenir, il faut connaitre son statut sérologique’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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