La Compagnie des Bauxites de Guinée (CBG) a lancé, ce mercredi 16 juillet 2025, une campagne de reboisement à Sangarédi, dans la région de Boké, avec pour objectif de réhabiliter 136 hectares de terres exploitées. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de préservation de l’environnement et de lutte contre la déforestation.
136 hectares à reboiser sur trois plateaux
La CBG prévoit de planter plusieurs espèces locales sur cette zone, avec une implication active de la communauté locale. Selon Amadou Traoré, conseiller biodiversité chargé de la réhabilitation et de la restauration écologique, cette campagne de 2025 se fera sur une superficie de 136 hectares.
‘’Pour la campagne de réhabilitation et de restauration écologique 2025, nous avons une superficie disponible de 136 hectares. Ces 136 hectares sont répartis entre trois prestataires, qui sont des entreprises locales évoluant dans la zone de Sangarédi. À ce titre, nous avons recruté plus de 38 personnes dans 25 villages, avec un objectif total de plus de 100 personnes, c’est-à-dire le personnel de ces prestataires, y compris les recrues. Cette année, les 136 hectares sont répartis sur trois plateaux : le plateau de Bourouré, de Paraoui 2A et de Ndangara’’, a-t-il déclaré.
Un engagement environnemental salué par les autorités
Le capitaine N’Faly Camara, inspecteur régional de l’environnement et du développement durable de Boké, s’est réjoui d’avoir été invité à cette campagne de reboisement, organisée chaque année par la CBG, et qui témoigne du respect de son engagement en matière de protection de l’environnement.
‘’Il faut noter que toutes les sociétés minières, avant le début de l’exploitation, s’engagent dans ce qu’on appelle le plan de gestion environnementale et sociale. Être invité pour participer à la mise en œuvre de ce plan est une fierté, car cela s’inscrit dans l’atteinte des objectifs du ministère de l’Environnement. Par ailleurs, il faut souligner que la restauration à travers la campagne de reboisement est une priorité du gouvernement guinéen’’, a-t-il souligné.
L’implication communautaire comme facteur de réussite
Évoquant les aspects qui ont attiré son attention, il a noté qu’il ‘’y a quelques éléments qui ont véritablement retenu mon attention, notamment l’implication effective de la communauté dans tout le processus. Je suis fier de le dire et de le répéter : 25 villages ont été concernés et plus de 38 personnes recrutées. Cela témoigne de la réussite de la campagne avant même son lancement. En effet, c’est souvent la communauté qui est à l’origine de la destruction des zones reboisées. Mais si, par ailleurs, cette même communauté participe activement à la restauration, je crois que ces zones sont déjà sécurisées. Il faut également souligner que le reboisement se fera avec des espèces locales. Sur les 136 hectares, la CBG a prévu cette année 5% d’espèces fruitières’’.
L’inspecteur régional a, en outre, formulé des recommandations pour que ‘’l’année prochaine, quand nous reviendrons ici, j’espère que plus de 20 % d’espèces fruitières seront planifiées au cours de la campagne 2026’’.
La CBG, une entreprise engagée dans le développement local
De son côté, le colonel Abdoulaye Barry, président de la délégation spéciale de Sangarédi, remercié ‘’la CBG qui, à Sangarédi, fait un accompagnement durable. La CBG ici se passe de commentaires. Ce n’est pas seulement la bauxite, comme nous aimons souvent le dire ; la CBG participe à la vie de la collectivité, à son développement et à son accompagnement. Nous allons vous accompagner, car la réussite de cette compagnie est l’affaire de la collectivité, et c’est aussi la nôtre, en tant qu’autorités locales. Nous sommes disposés, nuit et jour, à soutenir les activités de cette compagnie, qui, à tout moment, nous vient en aide dans le cadre du développement des infrastructures sociales de base’’.
Respect de la biodiversité et des normes internationales
Mamadou Saliou Diallo, surintendant des opérations minières et représentant du directeur du groupe Mines, a tenu à rappeler que ‘’l’homme a toujours agi sur la nature. C’est l’un des plus grands destructeurs de la nature. Toutefois, dans notre processus d’exploitation, nous avons l’engagement de concilier la mise en valeur de la bauxite avec le respect de toutes les normes auxquelles la CBG a souscrit. Parmi ces normes figure le respect de l’environnement et de la biodiversité’’.
Il a précisé que ‘’quand vous prenez le cycle d’exploitation minière, il comprend une phase appelée réhabilitation. Celle-ci vise à restituer à la nature ce qui lui appartenait. Cela nous pousse aujourd’hui à réintroduire les espèces floristiques sauvages dégagées à l’état initial du sol. Ce n’est pas une première, et cela continuera tant que la CBG existera. Ainsi, tout au long du processus de valorisation de la bauxite, l’environnement reste l’affaire de chacun et de tous à la CBG’’.
D’ailleurs, a-t-il fait remarquer, ‘’quand vous regardez les zones préparées, vous constaterez, avant même le lancement de la campagne de reboisement, que le couvert végétal commence déjà à revenir. Cela signifie que toutes les terres arables que nous dégageons sont stockées. Lorsqu’on finit de valoriser la bauxite, nous ramenons ce sol à son emplacement initial afin de permettre aux espèces naturelles qui s’y trouvaient de repousser. Nous n’avons rien planté, mais les herbes repoussent’’.
Selon M. Diallo, pendant les campagnes d’inventaire, et même spécifiquement lors des études d’impact, les espèces faunistiques et floristiques sont recensées. Ainsi, lors de la campagne de reboisement, a-t-il martelé, ‘’nous savons quelle espèce prédominait à quel endroit. Nous prenons aussi en compte la corrélation entre cette espèce et les besoins de la communauté, lesquels sont intégrés dans le processus. C’est devenu une tradition chez nous de procéder à ces différentes campagnes de reboisement’’.
Il a rappelé que ‘’la CBG s’est engagée dans la norme ASI ((Aluminium Stewardship Initiative, qui nous oblige à fournir une bauxite dépourvue de sang : une bauxite dans laquelle la communauté est respectée, l’environnement est respecté, les droits humains sont respectés, avec zéro accident et zéro fatalité. À tous les niveaux, nous sommes animés par le souci de bien faire, et de concilier l’exploitation avec le respect des normes auxquelles la CBG s’est engagée’’.
Fatimatou Bintou Diallo, du département performance sociale et relations communautaires, a rajouté qu’à ‘’la CBG, nous faisons bien plus que de la bauxite. Cette zone a fait l’objet de compensation. Toutes les personnes impactées ont été compensées. Mais nous ne nous sommes pas limités à des indemnisations financières. Nous les avons aussi accompagnées dans la restauration de leurs moyens de subsistance. C’est une zone que nous allons occuper pendant des années. Il est donc essentiel qu’ils puissent subvenir à leurs besoins’’.
Avec cette campagne de reboisement, la CBG réaffirme son engagement environnemental et son attachement à un développement minier durable, en plaçant les communautés locales au cœur de ses actions de réhabilitation.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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