La ministre Fatima Camara sur le plafonnement des prix de denrées : ‘’Notre rôle n’est pas de bloquer le marché, mais de l’encadrer’’
Dans le but de stabiliser les prix des denrées de première nécessité sur le marché guinéen, le ministère de l’industrie et du commerce a signé un protocole d’accord avec la Chambre du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de Guinée ainsi que la direction générale des douanes.
Pour la ministre de l’industrie et du commerce, ‘’l’objectif est d’encadrer les prix de certaines denrées de grande consommation. Cet accord est applicable du 17 février au 30 juin 2026. Il résulte d’un dialogue constructif entre l’État et les acteurs du secteur privé, avec pour objectif de protéger les ménages tout en préservant l’équilibre du marché’’.
Tout en rappelant qu’en Guinée, ‘’l’économie de marché repose sur la libre concurrence’’, Fatima Camara souligne que ‘’les prix sont fixés normalement selon l’offre et la demande, c’est le fonctionnement naturel d’un marché dynamique. Mais lorsque les produits essentiels consommés chaque jour par nos familles connaissent des variations importantes, l’État a le devoir d’agir avec mesures et responsabilités. Notre rôle n’est pas de bloquer le marché, mais de l’encadrer lorsque l’intérêt général l’exige’’.
Elle précise qu’à Conakry, ‘’des ajustements ont été opérés, notamment sur le riz blanc de 50 kg, qui passe de 270 000 à 260 000 francs guinéens, soit une baisse d’environ 4 %. Pour l’oignon de 25 kg, il passe de 290 000 à 270 000 francs guinéens, soit une baisse d’environ 7 %. D’autres produits restent à leur niveau précédent, à savoir le riz étuvé de 50 kg à 280 000 francs guinéens, la farine de 50 kg à 360 000 francs guinéens, le sucre de 50 kg à 350 000 francs guinéens, et l’huile de 20 litres à 305 000 francs guinéens’’.
Concernant la volaille, elle rappelle que ‘’le produit importé est sensible aux variations internationales. Nous avons opté pour un ajustement encadré afin de garantir sa disponibilité tout en protégeant le consommateur. Le poulet entier de 10 kg est plafonné à 310 000 francs guinéens. Les cuisses de poulet de 10 kg sont plafonnées à 220 000 francs guinéens. Deux produits sont désormais explicitement encadrés au détail, à savoir le riz de 25 kg plafonné à 180 000 francs guinéens, et le lait en poudre de 25 kg plafonné à 980 000 francs guinéens. Je tiens aussi à préciser que ces prix plafonds déterminent le maximum à ne pas dépasser’’.
La ministre Camara annonce la mise en place d’un dispositif pour veiller à l’application de cette mesure. ‘’Nos services compétents assureront un suivi régulier de l’application de ces mesures dans un esprit d’accompagnement et de dialogue avec les acteurs du marché’’, déclare-t-elle, avant d’inviter ‘’les concitoyens à faire preuve de calme et de sens de responsabilité, et à s’informer sur les prix plafonds officiels. En cas d’écart significatif, ils peuvent utiliser le numéro 142. Dès qu’ils appelleront, ils verront que nos services se saisiront du problème pour y remédier’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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