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L’adoption d’un enfant : que dit l’islam ?

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Soutra

L’amour parental et tout ce qui en découle en terme d’éducation, d’attention et de protection constituent l’un des plus grands bienfaits dont un enfant peut jouir.

Cependant, certains, par la force du destin, perdent leurs parents à bas âge et sont ainsi privés des délices de cette période charnière. Pour combler ce vide, ils sont souvent adoptés par des proches parents ou d’autres familles; un acte emprunt d’un grand humanisme et qui est fortement recommandé par l’islam.

Le prophète Mohammad (Paix et salut sur lui) a dit à ce sujet que celui qui prend en charge un orphelin aura sa place juste à côté de la sienne dans le paradis. (Rapporté dans de nombreux hadiths unanimement reconnus authentiques).

Cependant, l’islam a établi des règles à ce que l’on peut nommer ‘’adoption’’. II incombe au musulman de s’imprégner de celles-ci pour ne pas commettre des erreurs aux incidences très graves.

En islam, l’adoption dans le sens de prendre pour fils un orphelin, en lui faisant porter le même nom de famille que le nôtre, lui octroyant un droit à l’héritage, n’existe point. Le Coran l’a interdit en de termes très clairs dans la sourate Al Ahzab : ‘’Il n’a point fait de vos enfants adoptifs vos propres enfants. Ce sont des propos [qui sortent] de votre bouche. Mais Allah dit la vérité et c’est Lui qui met [l’homme] dans la bonne direction’’ (33: 4).

Ce verset fut révélé au sujet de Zayd Boun Hâritha, ce jeune compagnon qui fut adopté par le prophète Mohammad (paix et salut sur lui). Il était alors appelé Zayd boun Mohammad (le fils de Mohammad). Le Coran mit fin à cette appellation en indiquant que l’enfant ne doit porter que le nom de son père biologique. (voir tafsir ibn Kathir)

Ainsi, l’orphelin peut vivre sous notre toit, bénéficiant de notre attention et de notre protection à l’instar de nos propres enfants. Mais il ne peut porter que le nom de famille de son véritable père et ne peut hériter que de celui-ci, l’héritage étant défini selon des règles très précises. On peut cependant lui octroyer de ce que l’on possède afin de le mettre à l’abri du besoin. Cela constitue même une obligation pour la communauté qui vit avec lui. Et on doit s’abstenir de lui nuire conformément à la parole d’Allah dans le Saint-Coran : ‘’Quant à l’orphelin, ne le maltraite pas’’ (93:9).

Bref, les versets et hadiths qui ordonnent la bonté envers l’orphelin sont nombreux.

Nous devons les mettre pratique sans toutefois aller audelà en lui donnant des choses qui sont uniquement légiférées pour nos propres enfants. Le juste milieu doit être la règle d’or : s’occuper de l’orphelin et être bon envers lui tout en sachant qu’il ne peut avoir le statut de notre fils en portant notre nom ou en héritant nos biens.

Saïdou Diallo

Enseignant-chercheur, diplômé de l’université islamique de Médine, Arabie Saoudite.

Soutra
1 commentaire
  1. Diallo Dawoud dit

    Mâchâ Allâhou. Ahsanallâhou ilaykoum fiddâraïne.

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