Le budget du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle connait une hausse de 22%
Après le passage de la ministre de l’enseignement supérieur, celui de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, a procédé, ce mercredi 21 décembre, à la présentation de sa politique sectorielle au compte du projet de loi des finances initiale 2023 en examen au CNT.
Le ministre Alpha Bacar Barry, après avoir rappelé les réformes engagées par son département durant cette première année de transition, envisage de poursuivre les actions entreprises durant l’année 2023.
Il s’agira entre autres de la création de 20 000 emplois pour améliorer les conditions de vie de la population guinéenne par la remise en œuvre de mesures favorables au développement de l’emploi productif et décent, l’élaboration et la vulgarisation de la politique nationale de l’emploi, la formation des formateurs, superviseurs et le perfectionnement des cadres et des formateurs.
Il sera également question au cours de l’année 2023 de procéder au paiement des primes d’incitation aux élèves maîtres et aux apprenants, à la construction, la rénovation et l’équipement des institutions de formation professionnelle, la poursuite du recensement biométrique des effectifs des enseignants, contractuels et élèves.
Le département en charge de l’enseignement technique prévoit l’opérationnalisation des six Ecoles régionales des arts et métiers (ERAM) construites et équipées, la construction d’un Centre d’apprentissage et de formation professionnelle post-primaire et secondaire (CAFPPS) et KASSA, la réhabilitation de 10 infirmeries dans l’ETFP, l’installation des incubateurs dans les Ecoles nationales de l’agriculture et de l’élevage (ENAE), l’acquisition des EPI (équipements de protection individuelle) pour les apprenants, l’extension et l’équipement du Centre d’éducation à l’environnement et au développement (CEED) de Pita dont le contrat est en cours de signature, la construction des deux dernières ERAM à Kindia et Mamou, la revue progressive des programmes et filières, la certification et l’accréditation de nouveaux programmes de formation, la vulgarisation du projet chantier école dans les autres CFP et CAFPPS.
Le ministre de l’enseignement technique et de la formation professionnelle compte également faire de l’AGUIPE une véritable porte d’entrée pour les primo demandeurs d’emploi, un tremplin pour les travailleurs et surtout un levier de promotion de l’entreprenariat. Il annonce que l’AGUIPE deviendra dans les jours à venir l’Agence guinéenne pour la promotion de l’emploi et de l’entreprenariat (AGUIPE-E).
De même, souligne-t-il, ‘’nous espérons combiner les efforts de l’Aguipe-E avec ceux de l’ONFPP pour en faire notre outil de perfectionnement afin d’améliorer les nouveaux projets d’offres de services à travers le pays’’.
Pour la réalisation de toutes ces activités, le ministre Alpha Bacar Barry propose un avant-projet de budget de 330 milliards 228 millions 785 mille 363 GNF contre 255 milliards 759 millions 797 mille 085 GNF en LFR 2022, avec un écart de 74 milliards 468 millions 988 mille 278 GNE, soit un taux d’accroissement de 22,55%.
Dans ce budget, les dépenses de personnel sont estimées à 137 milliards 657 millions 405 mille 812 GNF, 45 milliards 552 millions 599 mille GNF sont prévus pour les dépenses en biens et services, 80 milliards 162 millions 450 mille 551 GNF pour les dépenses de transfert et 66 milliards 856 millions 330 mille GNF pour les dépenses d’investissement.
Le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle dispose de 6 directions nationales, 4 organismes publics autonomes, 22 services Rattachés, des services déconcentrés au niveau des régions administratives, des préfectures et des communes de la ville de Conakry.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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