Le CNT autorise la ratification d’un accord de prêt de 24,3 millions d’euros avec la Banque islamique de développement
Sur 61 présents, les conseillers nationaux ont procédé, ce lundi 27 mars, à l’examen et adopté à l’unanimité de l’autorisation de ratification de l’accord de prêt de la Banque Islamique de Développement d’un montant de 24,3 millions d’euros pour la réalisation deux Ecoles régionales des arts et métiers (ERAM) à Kindia et à Mamou.
C’est la commission Plan, des Affaires Financières et du Contrôle Budgétaire du CNT qui a été saisie pour l’examen de cette loi d’autorisation de ratification de cet accord de prêt relatif à la phase 2 du Projet d’appui au développement de l’enseignement technique et professionnel : Ecoles Régionales des Arts et Métiers (ERAM).
Dans son rapport, la commission saisie au fond indique que ce financement comporte un accord de prêt de 9 millions d’euros pour une durée 25 ans avec période de grâce 7 ans sur un frais de service : 1,5% ; et un cadre d’un montant de 15,3 millions euros pour une durée de 20 ans avec période de grâce 4 ans et une marge de 1,86%.
Avec ce financement d’un montant de 24,3 millions d’euros obtenu auprès de la BID, la Guinée entend réaliser deux Ecoles régionales des arts et métiers (ERAM) à Kindia et Mamou pour mieux de répondre aux défis auxquels le secteur de l’enseignement technique et de la formation professionnelle est confronté.
L’ERAM de Kindia comprendra : 1 bloc administratif, 2 blocs pédagogiques d’une capacité de 400 apprenants, 8 ateliers, 1 amphithéâtre, 1 bloc médiathèque avec centre multimédia, un restaurant, des logements comprenant 2 villas et 16 appartements pour les encadreurs, un entrepôt, une infirmerie, des vestiaires, une serre (zone d’expérimentation) VRD, une aire de jeux et un parking, des travaux de voirie reliant les réseaux d’eau, d’électricité et de téléphone.
L’agro-alimentaire, génie civil, administration/gestion et artisanat, génie mécanique et génie électrique sont les filières de métiers prévues à Kindia.
L’ERAM de Mamou sera spécialisée dans les métiers de l’agriculture, de l’artisanat, de l’administration/gestion, de l’agroalimentaire, de génie civil, mécanique et électricité. Elle comprendra un bloc administratif, 2 blocs pédagogiques d’une capacité de 400 apprenants, 8 ateliers, 1 amphithéâtre, 1 bloc médiathèque avec centre multimédia, un restaurant, des logements comprenant 2 villas et 16 appartements pour les encadreurs, un entrepôt, une infirmerie, des vestiaires, une serre (zone d’expérimentation) VRD, une aire de jeux, un parking, une route d’accès, un raccordement aux réseau d’eau, d’électricité et de téléphone.
Initié par le ministère de l’Economie et des Finances, le bénéficiaire de ce projet soumis pour examen et adoption pour l’autorisation de ratification, notamment le ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle a exprimé toute sa satisfaction par rapport à l’adoption de cet accord par le CNT.
‘’Ce projet est important pour la couverture géographique de notre pays en termes d’offres de formation, mais il l’est également pour la suite de notre processus de développement (…). La Guinée a construit six écoles régionales des arts et métiers à l’image de l’école nationale des arts et métiers. Nous sommes en passe de construire deux autres pour couvrir les régions administratives de Kindia et de Mamou. Ces écoles vont former aux métiers de BTP, mais surtout aux métiers de l’agroalimentaire et de l’agriculture en général. Chacune de ces ERAM aura une capacité d’accueil d’environs 400 apprenants’’, indique le ministre Alpha Bacar Barry.
Dans sa prise de parole, le président du Conseil national de la transition a salué les reformes engagées par le ministre Alpha Bacar Barry, avant de l’encourager à fournir plus d’efforts pour l’employabilité des sortants des écoles techniques et professionnelles.
‘’L’accord, vous avez fait beaucoup de choses. Nous vous voyons à l’œuvre. Ce n’est pas caché ce que vous faites, c’est visible. Ce sont des efforts sans précèdent dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel. Il faut une connexion entre ces écoles le milieu du travail. C’est-à-dire le secteur privé’’, exhorte Dansa Kourouma.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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