Le colonel Doumbouya, président de la transition promet de mettre fin au favoritisme dans le secteur du commerce. Vendredi, au cours d’une rencontre avec des opérateurs économiques, le colonel Mamadi Doumbouya s’est insurgé contre le ‘’traitement illégal et injuste’’ au niveau de la douane.
‘’Nous avons décidé de corriger le traitement illégal et injuste qui était opéré au niveau de la douane à l’égard de la majorité des opérateurs économiques’’, annonce le président de la transition.
A titre d’exemple, révèle le colonel Mamadi Doumbouya, pour le dédouanement du riz, au moment où la valeur admise était de ‘’450 dollars la tonne pour la majorité des opérateurs économiques, un opérateur bénéficiait d’une réduction de la valeur de 100 dollars la tonne’’.
Aussi, poursuit-il, ‘’pour le sucre, la valeur admise à la tonne était de 365 dollars pour l’ensemble des commerçants, à l’exception d’un seul opérateur économique pour qui la valeur était de 200 dollars la tonne. Nous avons estimé que ce traitement est une rupture du principe d’équité fiscale’’.
Face à cette situation, souligne-t-il, ‘’le gouvernement avait deux choix. Le premier, c’était d’autoriser le dédouanement du riz et du sucre avec la plus grande valeur pour tout le monde. Ce qui allait augmenter le prix des denrées de grande consommation à savoir le riz, le sucre’’.
Le deuxième choix, dit-il, c’était d’accepter ‘’le dédouanement avec la plus faible valeur en faisant bénéficier à tous les opérateurs la valeur minimale qui était accordée auparavant à un seul opérateur économique. Ce qui a pour conséquence de réduire les recettes douanières mais en même temps permet de diminuer e prix d’achat par exemple du riz et du sucre sur le marché’’.
Pour le colonel Doumbouya, ‘’il était normal de choisir la seconde option. Car elle permet de restaurer l’équité fiscale auprès des opérateurs économiques et permet de soulager le panier de la ménagère. Je suis un homme juste et je suis allergique à l’injustice’’.
Il affirme que grâce à cette mesure, ‘’les prix sur le marché sont de nouveau relativement stables même si l’Etat perd beaucoup de recettes douanières’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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