Le fils d’Elhadj Ousmane Sans Loi révèle ses derniers instants : ‘’il n’arrêtait pas de répéter : ‘La ilaha Illallah’’’
Le président de la coordination des fulbés et haali pular a tiré sa révérence dans la nuit du dimanche 26 mars. Elhadj Ousmane Baldé, plus connu sous le nom de Sans Loi, laisse derrière lui 4 femmes et 26 enfants.
Amadou Oury Baldé, l’un de ses fils, a accepté de raconter les derniers instants de son géniteur dans la soirée du dimanche. Extraits.
« Nous rendons grâce à Dieu et prions pour le repos de l’âme de notre papa. Hier, comme toujours, on a fait la rupture du jeûne avec lui. On a fait la naafila ensemble. Elhadj a prié debout. il a formulé des bénédictions. D’habitude, les bénédictions durent 3 à 5 minutes. Mais hier, il a pris son temps. C’est comme s’il nous disait aurevoir. Il a fait entre 10 à 15 minutes de bénédictions.
Après cela, nous sommes restés en famille où il y avait un environnement jovial. Il nous a dit qu’il a des invités à recevoir. Certains d’entre nous ont quitté les lieux. Ces personnes sont venues s’entretenir avec lui. Il a souhaité se mettre à l’aise. Il est rentré. En moins de 5 minutes, il est sorti et s’est rassis au niveau de la terrasse. Mon frère l’a trouvé sur place. Il lui a demandé ce qui ne va pas. Il a dit qu’il ne sent pas bien. Il lui a demandé de voir s’il peut lui trouver son inhalateur qui est dans la voiture. On ne l’a pas retrouvé.
J’ai pris la voiture pour aller dans une pharmacie. A mon retour, ça n’allait toujours pas. On a décidé de commun accord avec son médecin de l’envoyer à l’hôpital. Il nous a dit qu’à Sino-guinéen de Kipé, ils peuvent l’observer.
En cours de route, je roulais à vive allure. Il m’a dit : ‘Mon fils, je veux que tu fasses doucement’. Il n’arrêtait pas de répéter : ‘La ilaha Illallah’. Il a continué à le faire jusqu’à notre arrivée aux urgences. On l’a fait rentrer. Sur son lit, c’étaient les paroles qu’il n’arrêtait pas de répéter. On a vu notre papa s’éteindre devant nos yeux à 23h50
Nous demandons à tout un chacun de lui pardonner s’il a eu à lui faire du mal. De son côté, je sais qu’il a pardonné. Il était social. Il nous a inculqué des valeurs qu’on ne peut pas oublier. Si tous les papas étaient comme lui, on aurait eu des personnes de valeurs dans cette nation. Nous le regretterons pendant longtemps.
C’était un symbole. Il aimait son prochain. Il était d’accord avec tout le monde. Elhadj recevait tout le monde. Il n’exclut personne. La nation a perdu un grand homme (…). Il n’avait pas peur de dire la vérité. Ses amis le connaissent ainsi. Il mettait la vérité au-dessus de tout ».
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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Paix à son âme que dieu l’accueille dans sons paradis éternel. Je me rappelle le jour que je lui est vu pour la première fois à labe DAKA 1 en 2010
Que son âme repose en Paix il fait partie de mes parents dans ma vie je le connais très bien à fatako je fais 6 ans à la maison chez Elhadj Mamadou Baïlo baldé vraiment si j’étais en Guinée j’allais me rendre à fatako me malheureusement je ne suis pas en Guinée