Le ministère de l’enseignement technique mobilise ses acteurs pour vulgariser le projet de nouvelle Constitution
Le ministère de l’Enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi a organisé, ce vendredi 18 juillet, une session d’information pour ses cadres. L’objectif était de leur présenter le projet de la nouvelle constitution afin qu’ils puissent en relayer le contenu à travers tout le pays.
La rencontre a eu lieu à l’École normale des professeurs d’enseignement technique et professionnel, située à Matoto. Présidant la cérémonie, Alpha Saliou Kourouma, chef de cabinet du ministère, a souligné l’importance de cette initiative pour l’unité nationale.
“Ce projet de nouvelle constitution qu’on en train de vulgariser aujourd’hui, est une situation nationale et c’est l’affaire de tous les guinéens. C’est ce qui peut nous rassembler et nous unir. Alors c’est extrêmement important de rappeler qu’il n’y a jamais eu de constitution pour la Haute Guinée, la Moyenne, Basse Guinée, ou la Guinée Forestière. C’est une constitution tout court pour la Guinée depuis 1958, et continue jusqu’à nos jours”, a-t-il déclaré.
Mamoudou Condé, conseiller principal de la ministre Aminata Kaba, a précisé la stratégie de communication du département.
“Nous sommes à la deuxième étape de la vulgarisation de la Constitution au sein de notre département. Mme la ministre Amina Kaba a déjà lancé le démarrage de cette vulgarisation à grande échelle. Cette phase concerne tous les directeurs de la République au compte du département. Ils doivent être outillés pour qu’ils puissent communiquer sur le contenu de la Constitution, faire comprendre à la population son contenu pour qu’elle puisse décider en connaissance de cause”, a-t-il expliqué.
M. Condé a également mis en lumière les aspects spécifiques du texte qui concernent l’éducation, notamment la promotion d’un capital humain qualifié.
“Dans cette nouvelle Constitution, nous avons tous le droit à l’éducation et une obligation à tous d’avoir une formation de qualité, mais aussi le droit accordé à l’éducation en termes de budget. Ce qui va aider le pays à avoir un capital humain qualifié, parce que les moyens seraient mis à la disposition des différents sectoriels qui sont en charge de l’éducation. Et ce budget est accordé pour que l’éducation soit au centre des priorités à partir de maintenant. Alors, le fait qu’il soit déjà dit dans une loi que l’éducation sera une priorité pour que le capital humain puisse répondre aux besoins du développement, est un grand acquis dans ce document”, a-t-il souligné.
Les directeurs présents ont salué l’initiative. Pour Amadou Sara Diallo, directeur de l’Ecole normale des instituteurs (ENI) de Dubréka, cette démarche est essentielle.
“Cette activité de vulgarisation est extrêmement importante. Avant que la constitution ne soit votée, il est intéressant que la population soit informée sur son contenu et que toutes les couches sociales soient touchées pour que tout le monde soit informé. Du côté de l’éducation, vous savez que nous avons un rôle central dans cette circonstance. Donc rassembler des directeurs d’école pour les associer à la vulgarisation de la nouvelle constitution, je trouve que c’est extrêmement intéressant”, a-t-il exprimé.
De son côté, M’bemba 2 Tolno, directeur de l’école normale d’instituteur de Boké, saluant la démarche, a indiqué qu’il entend mener à bien sa mission de vulgarisation de ce projet de constitution pour une meilleure adhésion.
“Nous qui sommes responsables d’établissement, avons dans nos mains non seulement les enfants, leurs parents qui viennent avec nous, mais aussi toute cette communauté qui est liée à l’école. On a donc comme mission d’aller échanger avec eux sur le terrain pour leur dire effectivement ce qui arrive consacre une part très importante à l’éducation guinéenne. Donc, il faut que les enfants saisissent cela pour qu’ils puissent choisir parce que c’est dans leur intérêt”, a-t-il assuré.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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