Le ministre de la sécurité et de la protection civile n’approuve pas le fonctionnement de certains services relevant de son département. Pour Bachir Diallo, il faut se dire la vérité en face pour apporter le changement en Guinée.
‘’Les gens n’aiment pas la vérité. On ne peut pas construire un Etat si on passe à côté de la vérité. Vous ne pouvez pas construire ou reconstruire un Etat si vous caressez les gens. Si aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle transition, c’est parce qu’on n’a pas fait ce qu’il fallait faire il y a quelques années’’, estime le ministre de la sécurité et de la protection civile.
Revenant sur sa colère contre le directeur de l’école de la police, le général à la retraite Bachir Diallo assure que ‘’je suis allé à l’école nationale de la police pour montrer l’importance que représente la formation des policiers. Cette école engloutit des milliards. Quand je suis arrivé, j’ai visité les locaux, les élèves étaient entachés comme des animaux. Je suis allé au parcours d’obstacles, les herbes y avaient poussé. Les élèves mangent mal, ils sont mal entretenus. Je suis allé dans les toilettes, vous ne pouvez pas les utiliser. Qu’est-ce que vous voulez que je dise à ce directeur ? Que je le caresse ou que je lui dise la vérité ?’’, se demande-t-il sur FIM FM avant répondre : ‘’Il fallait lui dire la vérité. Il est là pour que les élèves, les futurs cadres de police pour lesquels l’Etat dépense des milliards, sortent fiers de l’école où ils étaient. Moi, je suis fier de toutes les écoles que j’ai fréquentées’’.
A l’entendre, ‘’la manière dont les gens fonctionnement, en particulier dans la police, n’est pas compatible avec l’exigence du service. La police, c’est une force paramilitaire, ce n’est pas le ministère de l’environnement, des affaires étrangères ou de la jeunesse. On dit les forces de police et de protection civile. Ils ont un pas dans la fonction publique et un autre dans le paramilitaire. Ils sont gérés par le code de discipline et des lois, il faut les appliquer. Il y a une discipline dans la police, un langage qu’il faut adopter. Et c’est ce langage qu’il faut adopter si vous voulez le changement’’, ajoute-t-il.
Il dit à qui veut l’entendre que ‘’ce n’est pas au ministre de s’adapter à un directeur. C’est au directeur de s’adapter aux exigences du service. Moi, je n’ai pas de problèmes avec le directeur général de la police, j’ai la même attitude, la même conduite avec tout le monde. Vous ne pouvez pas être chef si vous ne pouvez pas exercer l’autorité. Vous pouvez avoir le meilleur CV du monde, il faut exercer l’autorité pour en être un chef’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 989 711/boussouriou.bah@visionguinee.info

