Le ministre Bogola aux jeunes de Lola : ‘’Nos papas n’ont pas connu le train, mais vous, vous aurez l’occasion d’en connaître avec Simandou’’
Dans le cadre de l’immersion gouvernementale, le ministre de la jeunesse et des sports a rencontré les jeunes de Lola qui réclament des infrastructures sportives et de loisirs, ainsi que des mesures pour le développement et l’insertion professionnelle.
Face aux revendications de la jeunesse de cette partie de la Guinée forestière, Bogola Haba a mis en avant les avantages de cette localité dans le cadre du projet Simandou. Extraits…
Conflits entre éleveurs et agriculteurs
Il faut résoudre les conflits entre éleveurs et agriculteurs dans cette zone. On va continuer à pratiquer l’élevage à Lola. Ça a commencé et ça ne finira pas tant qu’il y aura des animaux. Aussi, il y aura des agriculteurs quoi qu’il arrive. C’est comme les dents et la langue. Ce n’est pas parce que les dents et la langue ne se comprennent pas qu’il faut couper l’une. Il faut seulement prendre les dispositions pour que les deux continuent à cohabiter et ça aussi des réflexions. Et nous voulons que vous soyez associés à cette réflexion, non seulement associés à la réflexion, mais aussi impliqués dans sa mise en place.
Jeunesse face à son destin
Il faut que la jeunesse prenne la responsabilité. Toutes les réclamations ici se résument à la pauvreté. Nous voulons de l’argent. L’élevage est une activité économique. L’agriculture est une activité économique. Alors les résolutions qui vont être prises sont des résolutions économiques.
Ne disons pas qu’on va rester agriculteurs. Il faut que beaucoup d’entre vous aussi soient élevés dans cette affaire. Parce que si nous-mêmes nous sommes aussi éleveurs, les solutions qui vont être prises seront bénéfiques pour chacun d’entre nous. Mais si nous nous disons que l’élevage n’est pas notre affaire et on laisse aux autres, ça sera nous opposer.
Si le domaine de l’élevage et que ce sont des burkinabés, des maliens, des ivoiriens qui sont dans ce domaine. Dans ce cas-là, les soutiens qu’on apportera seront réservés qu’à ceux qui pratiquent l’activité. Donc, le problème entre éleveurs et agriculteurs, ce n’est un problème résolu, mais qui envoie de résolution et votre participation pleine est sûrement importante.
Maintenant, l’élevage va se développer à Lola. Que vous vouliez ou pas ? Parce qu’il y a la prairie ici où les animaux trouveront à manger. L’agriculture va se développer à Lola. Les éleveurs ont besoin du maïs et que c’est à Lola où il y a des terres fertiles. Donc, tout le monde va venir pour faire l’agriculture ici pour faire son maïs. Tant que le cacao, le café donnera ici, les burkinabé, les maliens, tout le monde va venir se retrouver en forêt. Dans ces situations, soit tu résistes ou tu laisses. Les gens vont venir de partout pour ça. Vous ne pourrez pas empêcher. C’est la loi de la nature. Quand tu as du potentiel, les gens viennent sur toi. Les mouches ne vont jamais là où il y a le désert. Les mouches viennent là où il y a la nourriture. Tu vas tuer beaucoup, mais elles vont venir. La seule manière de les empêcher, c’est de créer un désert où il y a plus de nourriture. Et là, nous ne souhaitons pas que Lola soit un désert, n’est-ce pas ? Nous voulons qu’il y ait de la nourriture à Lola. Et tant qu’il donne nourriture à Lola, les gens vont venir de tous les coins du monde et la situation va s’accélérer avec l’arrivée de Simandou.
Nous pensons avoir des millions et des millions de personnes qui vont venir à travers ce projet. Et ils auront besoin de manger. Ils vont manger. Ils auront besoin de bœufs et ils vont en trouver. Il faudra du riz, de la nourriture. Ça va venir d’où ? Si vous ne le faites pas, d’autres vont faire. Oui ou non ?
Le chemin de fer, une opportunité pour Lola
Aujourd’hui dans notre région, vous avez un projet extrêmement important avec les blocs de Simandou que nous avons entre connaîtrons. Nos papas n’ont pas connu le train, mais vous, vous aurez l’occasion d’en connaître avec Simandou.
Il y a eu des discussions pendant des années et des années pour dire que nous allons transporter le fer du mont Simandou vers le Libéria, mais je pense qu’avec le train et maintenant le chemin de fer, la probabilité que le train vient ici est plus élevé maintenant. Et beaucoup trouveront l’occasion de travailler. C’est pour ça, il est important de se préparer. Tout le monde ne trouvera pas du travail avec ce projet. Mais chacun pourra trouver des affaires avec ce projet parce que nous sommes capables de produire. Le prix de banane va monter.
Impact de Simandou…
Donc, le premier impact que nous voulons, c’est d’abord l’impact économique de ce projet sur la région. Dans ce cas, organisons le monde paysan, organisons le monde des éleveurs, le monde des ouvriers. Beaucoup d’entre vous auront de voitures et auront besoin de mécaniciens. Il y aura des motos qui auront besoin des mécaniciens.
Et quand le monde viendra ici, des maisons vont se construire. Dans ce cas, où trouver les plombiers ? Si on ne le fait pas, on donne la chance à la Côte d’Ivoire, au Libéria qui sont proches de vous, oui ou non ? Donc, vous devez tenir compte de cette situation. Et c’est une priorité qui va résoudre beaucoup plus de problèmes que vous ne pouvez pas imaginer. Parce que si aujourd’hui les gens viennent, ils seront obligés de trouver de bons logements. Cela va obliger l’État à régler le problème d’électricité. Parce que les milliardaires qui viendront les gens avec de l’argent seront nombreux et viendront pour exploiter nos jeunes. Donc, l’Etat sera obligé de trouver de la solution pour les routes, l’eau. C’est pourquoi à Fria, il y avait l’électricité, l’eau.
Pas de place pour les paresseux…
Du coup, Lola, avec les richesses agricoles et les mines, forcément, vous deviendrez une ville importante. On va le faire. L’Etat sera obligé de le faire parce que vous devenez important et c’est cette importance que nous devons construire pour se préparer afin de favoriser que cela se réalise. Seuls les paresseux qui n’auront rien dans toute cette affaire’’
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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