Le ministre Laye Sékou tire sur des leaders politiques : ‘’le trophée de certains politiciens en Guinée était de compter le nombre de morts’’
Tout en garantissant que la présidentielle du 28 décembre prochain se tiendra dans un climat de sérénité, le ministre des infrastructures et des travaux publics, Laye Sékou Camara, n’hésite pas à critiquer vivement les opposants au régime de la transition.
‘’On vient de sortir d’un référendum qui s’est déroulé sans même un blessé. Tout le monde s’est mobilisé dans notre pays pour aller voter avec une forte participation. Ça, c’est déjà un bon signe. On ne pouvait pas imaginer qu’on puisse organiser des élections en Guinée et qu’il n’y ait pas de blessés ni de morts. Tout simplement, les gens sont allés voter et sont retournés chez eux sains et saufs. Donc, il y avait un climat de stabilité, de sérénité dans le pays et ça veut dire beaucoup de choses. Et chacun se dit : on peut le faire, on n’a pas besoin de se battre, on est libre d’aller voter pour qui on veut. Cette assurance est déjà donnée au peuple de Guinée. Ça veut dire que les élections à venir se passeront comme celles du référendum’’, assure le ministre des infrastructures et des travaux publics.
Pourtant, se souvient Laye Sékou Camara, ‘’an a eu des élections référendaires ici, on sait comment cela s’est terminé, avec des bruits, des blessés. Mais cette fois-ci, ça s’est passé dans la paix. Chacun a voté comme il le voulait. À Conakry, il fallait voir la mobilisation. Dès 7h, les gens avaient commencé à voter, mais cela a déjà rassuré un peu les politiques pour dire que ces élections vont se passer très bien’’.
À ceux qui estiment que cette présidentielle sera un boulevard ouvert pour Mamadi Doumbouya avec l’absence des grandes figures politiques de la Guinée, il répond : ‘’Chacun peut penser ce qu’il veut. Il n’y a pas de poids lourd. Qui est poids lourd ? Le poids, c’est par rapport à quoi ? S’il y a un poids lourd dans ce pays, c’est le peuple. C’est le peuple qui décide. On a eu des gens qui ont géré, on a vu leurs résultats. Et notre candidat, c’est en fonction de son résultat que les guinéens sont avec lui. Ce n’est pas :‘Je vais faire, je vais faire’, il a déjà fait. Il y a des gens ici qui ont géré ce pays, s’ils n’avaient pas géré, on aurait dit que s’ils avaient géré, aujourd’hui, on aurait pu être l’Eldorado de l’Afrique de l’Ouest. Mais ils ont géré, on a vu leurs résultats. On a vu quelqu’un d’autre qui est venu gérer en un laps de temps, il a fait du résultat, plus que ce qu’ils n’ont pas fait pendant 20 ans dans ce pays’’.
Au micro de Vox Africa, il se demande : ‘’On a combien de candidats à la présidentielle ? C’est l’inclusion. On n’a empêché personne de se présenter à la présidentielle. Le scrutin est ouvert. Il y a des guinéens qui sont candidats aujourd’hui. Les éternels opposants, que donnent-ils aujourd’hui en Afrique ? Le nombre de morts, on peut le comptabiliser au nom de la démocratie ?’’
C’est pourquoi, dit-il, ‘’les élections qui viennent de passer, même les guinéens étaient surpris : comment peut-on organiser des élections en Guinée sans aucun blessé, aucun mort ? Parce que le trophée de certains politiciens en Guinée était de compter le nombre de morts. On se dispute le nombre de morts, c’est ça le trophée. On dit ‘Ah, il y a eu 20 morts ! Non, non, non, c’est 10’. Peu importe le nombre, c’est un guinéen qui est mort. Ça faisait plaisir aux gens pour dire qu’aujourd’hui, le nombre de morts, c’est un trophée, il faut qu’il y ait plus de morts. Et pour quelle raison ? Alors qu’eux, leurs enfants dorment à la maison. Ils n’ont jamais compté leurs enfants parmi ces morts-là. Jamais ! À la moindre occasion, ils sont dans les avions, ils sont partis’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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