Le Premier ministre Bah Oury s’engage : ‘’Nous avons l’ambition de faire de la Guinée un leader africain…’’
En procédant ce lundi 14 octobre au lancement des Journées nationales de concertation sur la mise en œuvre du marché carbone en Guinée, le Premier ministre Bah Oury a réitéré la volonté de la Guinée de s’impliquer activement dans ce processus pour contribuer à la réduction de l’empreinte carbone nationale.
‘’Au nom du président de la République, le général Mamadi Doumbouya, le champion du massif du Fouta Djallon, je suis particulièrement fier d’ouvrir ces journées nationales et j’ai l’honneur d’annoncer l’adhésion de la Guinée au défi mondial sur la tarification carbone en tant que pays ami. Cela témoigne de notre engagement en faveur de mécanisme volontaire d’échange et de compensation financière des émissions excédentaires de gaz à effet de serre par le secteur minier comme moyen de contribution à l’atténuation du changement climatique’’, indique le Premier ministre.
En adhérant à cette initiative, poursuit Bah Oury, ‘’la Guinée rejoint le Canada, le Chili, la République de Corée, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni, la Norvège, la Côte d’Ivoire et les États membres de l’Union européenne afin de tirer profit de leurs solides assises de leadership dans le domaine de la tarification du carbone’’.
Il affirme que ‘’nous avons l’ambition de faire de la Guinée un leader africain dans l’instauration d’un mécanisme de tarification du carbone, en particulier dans le secteur minier’’.
Pour le chef du gouvernement, ‘’le projet Simandou est en cours, le projet du massif du Fouta Djallon aussi, parce que nous cherchons son inscription comme patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces deux projets sont différents du point de vue formel et cible en termes de mines et environnement, mais en réalité, les problématiques que posent les deux approches sont similaires’’.
‘’Il s’agit d’un instrument réactif qui sera le premier du genre en Afrique et dans le monde. Nous espérons qu’il servira du modèle dans d’autres secteurs en Guinée et à l’étranger. C’est nécessaire parce que le changement climatique, il ne faudrait pas que nous nous contentons simplement d’un secteur qui, certes, contribue à hauteur de 32% à l’émission de gaz à effet de serre. Il doit être élaboré en collaboration avec le gouvernement guinéen et le secteur minier, casser les barrières qui existent entre les acteurs miniers industriels et les acteurs du gouvernement’’, dira le locataire du palais de la Colombe.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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