Par décret, le général Mamadi Doumbouya a accordé, le vendredi 28 mars, une grâce présidentielle à Moussa Dadis Camara, ancien chef de la junte condamné en août 2024 à 20 ans de prison pour sa responsabilité dans le massacre du 28 septembre 2009. Cette décision a suscité de vives réactions, notamment de l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui exige son annulation.
À l’approche du 16e anniversaire du massacre d’au moins 156 partisans de l’opposition au stade de Conakry, perpétré le 28 septembre 2009 par les forces de sécurité et militaires, Volker Türk, le haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a renouvelé son appel en faveur de mesures supplémentaires de la part des autorités de transition guinéennes.
Il a insisté sur la nécessité de garantir la responsabilité, la vérité, la justice, les réparations et les garanties de non-répétition pour les victimes.
Pour M. Türk, ‘’la décision des autorités militaires, plus tôt cette année, de gracier et de libérer l’ancien président Moussa Dadis Camara, qui avait été reconnu coupable et condamné à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité en lien avec les massacres du 28 septembre, est particulièrement préoccupante’’.
Il renouvelle son ‘’appel à l’annulation de cette grâce. Le droit international interdit les grâces pour des crimes aussi graves’’.
Gracié pour des raisons de santé, Dadis Camara a quitté la Guinée dans la nuit du 13 au 14 avril pour se faire soigner au Maroc.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.info
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