Ultimate magazine theme for WordPress.

Massacre du 28 septembre : ‘’les gens tombaient comme des mouches’’, selon un leader politique 

0
Soutra

Alors que le procès des douleureux événements du 28 septembre 2009 se tient au tribunal criminel de Dixinn delocalisé à la Cour d’appel de Conakry, Ben Youssouf Keita, ancien responsable de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) souhaite qu’il y ait réparation pour toutes les victimes d’exactions. 

Le président du parti Alliance pour le changement et le progrès (ACP) se dit prêt à témoigner devant la barre pour contribuer à la manifestation de la vérité dans cette affaire.

‘’Je suis prêt à témoigner pour la mémoire de toutes ces personnes tuées. Il y a un visage qui me revient toujours. C’est un jeune de teint clair qui était devant tout le monde. Il priait et est un peu chauve. Je ne l’ai plus jamais revu, lui. Je sais qu’il est mort. Je sais que le fils de Mme Asmaou de l’AVIPA est mort de manière atroce (…). Les gens tombaient comme des mouches. On tirait sur tout ce qui bouge’’, se souvient-il.

Alors que le bilan officiel fait état de 157 personnes tuées au stade du 28 septembre et de plus d’une centaine de femmes violées, Ben Youssouf Keita assure que les victimes dépassent largement ces chiffres.

‘’Le nombre de victimes est largement sous-évalué. Entre le nombre de personnes qui ont été tuées et le nombre de corps qui ont été présentés, c’est comme le jour et la nuit. Il y a eu beaucoup de morts, sans oublier qu’il y a eu des disparus aussi’’, fait remarquer le leader de l’ACP.

‘’Il y a eu des morts. On a humé du gaz lacrymogène, il y a eu des crépitements des balles. Il y a eu des blessés. Il y a des personnes qu’on a envoyées vers le camp Boiro dans des véhicules, où sont ces gens ?’’, se demande-t-il.

Il estime que ‘’les guinéens ne sont pas revanchards. Mais nous souhaitons que la vérité éclate. Que les victimes soient reconnues. Beaucoup sont morts jeunes et leurs parents sont en vie. Nous demandons réparation surtout pour les personnes mortes reconnues et les femmes violées’’, réclame l’ancien député de l’UFDG.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

00224 621 85 28 75/djiwo.barry@visionguinee.info

Soutra
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info