Un proche de Sidya Touré assure que sous le règne du CNRD, “tous les guinéens se sentent en insécurité totale”
En marge de l’assemblée hebdomadaire du parti de Sidya Touré, le week-end dernier, le secrétaire national du Conseil des jeunes de l’Union des forces républicaines (UFR) a évoqué le sentiment de peur ressenti par les guinéens, à cause de la recrudescence du phénomène des disparitions sous le règne du CNRD
Outre l’enlèvement des activistes Foniké Mengué et Billo Bah depuis plus de trois mois, le phénomène de disparition et d’enlèvement s’accentue de plus en plus. Une situation qui ne laisse pas indifférent Mouctar Kalissa de l’UFR.
“Aujourd’hui, tous les guinéens se sentent en insécurité totale. Parce que ceux qui ont disparu, on ne les voit pas, on ne connaît pas leur destination”, évoque-t-il.
Ce proche de Sidya Touré denonce l’incapacité des autorités militaires à garantir la sécurité des guinéens et appelle à la vigilance des citoyens.
“C’est à nous de prendre maintenant soin de nos déplacements, de voir notre milieu dans lequel nous sommes. Il ne faut pas se leurrer. Tous les guinéens aujourd’hui sont inquiets. Parce qu’avec ceux-là qui sont censés nous protéger sont au pouvoir, on n’est pas protégés. C’est la police, la gendarmerie, l’armée qui sont censées protéger les guinéens. Ce sont eux qui sont au pouvoir. Et si on n’est pas en sécurité, chacun de nous doit avoir peur”, souligne-t-il.
Ce responsable à l’Union des forces républicaines (UFR) fustige l’enlèvement des responsables du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), Foniké Mengué et Billo Bah par des hommes en uniforme, selon les témoins.
“J’ai une pensée religieuse pour ces deux personnalités du pays. Foniké Mengué et Billo Bah, nous comptons sur eux. Ce sont de vrais patriotes. Ils ne se battent pas pour une communauté. Ils ne se battent pas pour une région. Ils se battent pour l’intérêt national”, assure M. Kallisa.
“Donc, chacun de nous est concerné par cet intérêt national. Leur disparition, c’est un triste constat. Et c’est trop amer. C’est comme un piment dans la bouche qui n’est pas facile à avaler”, ajoute-t-il, avant de demander au chef de la junte militaire d’œuvrer pour leur libération.
“Nous demandons au général de tout faire, d’user de tous ses efforts pour que ces personnes-là nous reviennent encore afin que nous soyons tous ensemble. Parce que le vivre ensemble, c’est ce qui a été dit. Et c’est ce que nous souhaitons”, conclut-il.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

