Ce jeudi 9 avril 2026, l’ambassadeur de Chine en Guinée, Sun Yong, a présenté à la presse nationale les grandes lignes du 15e Plan quinquennal chinois. Entre transferts de technologies et développement industriel, cette rencontre a mis en lumière la volonté de synchroniser les dynamiques économiques de Pékin et de Conakry afin de faire de Simandou le moteur d’une modernisation partagée.
Le 15e Plan quinquennal chinois (2026-2030), dont la mise en œuvre débute cette année, n’est plus seulement une affaire intérieure chinoise. Pour la Guinée, il représente désormais une boussole stratégique majeure.
Devant les médias guinéens, l’ambassadeur Sun Yong a défini ce plan comme un “plan d’action de la modernisation à la chinoise et la feuille de route d’une coopération gagnant-gagnant entre la Chine et le reste du monde”.
Fini le temps de la croissance quantitative à outrance. Pékin mise désormais sur un développement de haute qualité. Le diplomate a souligné que cette nouvelle phase est cruciale pour “consolider ses fondements et aller de l’avant sur tous les fronts en vue de réaliser l’essentiel de la modernisation socialiste”.
Dans les faits, cela se traduit par une percée vers les industries du futur, parmi lesquelles la technologie quantique, la biofabrication et l’intelligence artificielle incarnée.
Pour l’ambassadeur Sun, le déploiement de ces “forces productives de nouvelle qualité” doit s’accompagner d’un partage d’expériences avec les partenaires historiques comme la Guinée, notamment à travers un soutien accru à la modernisation des infrastructures énergétiques, de transport et de communication.
Le point d’ancrage de cette relation demeure le mégaprojet Simandou, dont les travaux ont officiellement démarré en novembre dernier.
L’ambassadeur note une parfaite “résonance” entre les objectifs de Pékin et la vision Simandou 2040 portée par le président Mamadi Doumbouya.
Alors que le programme guinéen insiste sur la transformation locale des ressources, la partie chinoise s’engage à accélérer “l’élargissement des espaces de coopération dans les domaines traditionnels que sont l’agriculture, les mines et les infrastructures”.
Le diplomate Sun Yong a expliqué que le succès de ce partenariat repose sur l’autonomisation. L’objectif affiché est d’intégrer en Guinée des “systèmes industriels matures et des investissements de qualité” afin que le pays renforce sa capacité de développement autonome, dépassant ainsi le stade de simple exportateur de matières premières.
Au-delà des grands chantiers industriels, l’humain demeure la boussole de cette diplomatie de nouvelle génération. Sur les vingt objectifs chiffrés du plan chinois, plus d’un tiers concernent le bien-être social (santé, éducation, emploi).
L’ambassadeur a rappelé que le 15e Plan quinquennal ancré dans “la primauté du peuple”, une philosophie qu’il souhaite voir s’appliquer mutuellement afin que les fruits du partenariat “bénéficient véritablement aux peuples des deux pays”.
En cette année 2026, décrétée année sino-africaine des échanges humains, le diplomate a conclu sur l’importance de l’entente culturelle, annonçant une série d’activités destinées à rapprocher Conakry et Pékin bien au-delà des seuls protocoles économiques.
Abdoulaye Bella Diallo, pour VisionGuinee.Info
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