[dropcap]L’[/dropcap]Association des victimes du camp Boiro a commémoré ce lundi 25 janvier le 45èmeanniversaire des pendus du 25 janvier 1971. Une marche pacifique a été organisée du pont 8 novembre, où certaines victimes avaient été pendues, au camp Boiro rebaptisé camp Camayenne.
‘’Plus jamais ça!”, “Vive la justice!”, “Où sont nos morts!”, scandaient entre autres les manifestations, ou encore “A bas l’injustice!”, “A bas le démon!”, “A bas Sékou Touré”, “Justice, vérité !”
Rendre justice, explique Sidikiba Keita, président de l’Association des victimes du Camp Boiro, “c’est reconnaître le caractère extrajudiciaire des instances qualifiées de tribunal populaire et révolutionnaire qui ont siégé en dehors des institutions juridictionnelles légales et au mépris des lois et règlements de l’époque’’.
Rendre justice, ajoute-t-il, “c’est déclarer nulles et non avenues les sentences prononcées par des structures circonstancielles et illégales agissant sur les dossiers instruits par le biais de l’instrument de tortures et d’extorsion de faux aveux que fut le comité de forfaiture complaisamment qualifié de comité révolutionnaire’’.
Rendre justice enfin, souligne Sidikiba Keita, “c’est clarifier les fosses communes et les tombes des victimes, reconnaitre que les victimes et leurs familles ont subi l’aveuglement de l’Etat, et restaurer les droits qui ont été indument bafoués à ce jour’’.
Le ministre de l’Union nationale et le citoyenneté a exprimé la solidarité du gouvernement à l’endroit des victimes et de leurs familles. Gassama Diaby déclare “qu’il faut oser regarder son histoire douloureuse et lui porter un regard critique au nom de la justice et de la morale de façon humaine et politique”.
‘’Si nous voulons l’unité nationale dans le sens politique et moral, nous devons le faire en rassemblant tous les fils du pays dans la justice, la vérité, le respect de la mémoire en prenant en compte les peines, les douleurs, les joies, les vérités, nos hontes et nos rêves respectifs’’, indique le ministre Diaby.
En présence de l’ambassadeur de France en Guinée, Bertrand Cochery, l’Association des victimes du camp Boiro a procédé à la pose de la première pierre d’une stèle qui sera érigée en l’honneur des victimes du camp Boiro.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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mais pourquoi vous ne parler pas de la haute traîtrise qu’a fait vos parents