[dropcap]L[/dropcap]e 28 septembre 1958, la Guinée disait ‘non’ à la France. Près de 60 ans après son accession à l’indépendance, le pays reste encore dans le pré carré français, selon l’ancien président de l’assemblée nationale, Aboubacar Somparé.
“Qu’on le veuille ou pas, nous sommes dans le pré carré français. La Guinée ne sera jamais totalement indépendante. Quand l’Occident veut faire quelque chose ici, on consulte la France. Le monde est fait ainsi. Il y a des forces de domination”, a-t-il expliqué dans le Grand débat du samedi 10 septembre sur Tamata FM.
Pour étayer ses propos, il indique qu’en 1965, l’Union soviétique voulait financer la construction du barrage de Konkouré. A l’époque, se souvient l’honorable Somparé, “le général De Gaulle est allé à Moscou pour dire aux russes que s’ils réalisent le barrage de Konkouré, la France leur suspend son assistance technique”.
Peu après Saifoulaye Diallo s’est rendu à Moscou pour lever des fonds nécessaires aux travaux d’approches de Konkouré, raconte-t-il. “Et comme la France les menacés, les russes ont systématiquement refusé de financer la Guinée”,indique l’ancien dirigeant du parlement guinéen.
De 1958 à nos jours, martèle-t-il, la Guinée peine à se doter d’une usine d’alumine. “On nous refuse une usine d’alumine parce qu’on veut nous maintenir dans une situation de pays à ressources naturelles. Pendant ce temps, on vient prendre nos matières premières pour les envoyer ailleurs. Avec ça, nous ne gagnons pas”, conclut Aboubacar Somparé.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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