Ultimate magazine theme for WordPress.

Alpha Mohamed Condé, dans l’ombre du père

0

Polyglotte, sérieux, diplômé d’une école de commerce réputée, Alpha Mohamed Condé est rentré en Guinée avec son père, avant la présidentielle de 2010. Depuis, il ne l’a plus quitté.

Alpha Mohamed Condé est le fils unique de     son père. Et quel père ! Alpha Condé, premier président démocratiquement  élu de Guinée, après avoir été opposant pendant près d’un demi-siècle.

De     par sa mère, Alimata, sœur aînée de la célèbre chanteuse Aïcha Koné et     fille d’un député qui fut très proche d’Houphouët-Boigny, Mohamed a des     ascendances ivoiriennes qui le rattachent à la grande chefferie sénoufo.     Mais c’est auprès du “camarade Alpha”, en exil en France, qu’il a appris     le combat politique. Ses études l’amènent à Paris puis aux États-Unis, à     Boston et à Glendale (Arizona), d’où il sort avec un MBA de la Thunderbird School of Global Management, considérée comme la meilleure école de  commerce du pays. Diplôme en poche, il travaille au sein de plusieurs   multinationales américaines (automobile, industrie pharmaceutique,  conseil…), au Brésil tout d’abord, puis en Grande-Bretagne et aux  États-Unis. En 2010, il rejoint son père, alors en pleine campagne  électorale. Depuis, il ne l’a plus quitté.

Interventions sur les dossiers sensibles

Polyglotte (outre le     français, il maîtrise l’anglais, l’espagnol et le portugais), Mohamed sert     tout naturellement d’interprète officiel au chef avant d’être nommé, en     août 2011, conseiller à la présidence, chargé de missions. Un intitulé     suffisamment vague pour qu’on le soupçonne aussitôt d’intervenir sur tous     les dossiers sensibles, notamment miniers, rumeurs entretenues par     l’opposition et par certains opérateurs en conflit ouvert avec le pouvoir,  tel le diamantaire israélien Beny Steinmetz. “Mon fils n’est pas un homme  d’affaires, rétorque Alpha Condé. Il suit pour moi des dossiers de     coopération, notamment avec l’Afrique du Sud.” Influent mais discret,    “quasi invisible” dit-on à Conakry, ce célibataire à qui on ne connaît   aucune frasque et qui est de tous les déplacements de son père à  l’étranger a longtemps vécu à l’intérieur du palais Sékoutoureya. Depuis  peu, il a emménagé dans un appartement du quartier de Camayenne. Sans  bruit.

Par Jeune Afrique

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Suivez nous sur les Réseaux sociaux !

Cliquez sur les boutons ci-dessous pour suivre les dernières actualités de VisionGuinee.info