Entamés en octobre 2024, les travaux de construction de la transversale numéro 13, dans la commune de Dubréka, distante de 8 km, pour une durée de 36 mois, ont repris depuis quelques jours. L’entreprise Pavifort Al-Associates S.A avait justifié l’arrêt des travaux par l’abondance des pluies diluviennes.
Ibrahima Diallo, syndicaliste des conducteurs de motos-taxis à Sodefa, pousse un ouf de soulagement après la reprise des travaux sur le terrain.
Le syndicat des motards rappelle les difficultés rencontrées à chaque saison des pluies et émet des doutes quant au respect du délai d’exécution des travaux.
‘’J’ai commencé à travailler sur ce tronçon en 2018. À l’époque, il n’y avait pas ce petit pont. Pour traverser, il fallait passer dans l’eau. Parfois, l’eau emportait tout sur son passage : les paniers des femmes, les téléphones, les motos et même des personnes. Certains faisaient payer la traversée, d’autres non. Quand tu avais une moto neuve, elle tombait en panne après quelques mois seulement. Mais depuis qu’ils ont commencé les travaux l’année dernière, nous ressentons un petit soulagement. Si ça continue ainsi, ça va beaucoup nous aider’’, ajoute M. Barry.
‘’Nous avons beaucoup souffert. Depuis les années 2000, nous vivons à Kindiady, secteur Maboya. Quand la saison des pluies arrive, nous restons coupés des autres quartiers. Il nous arrivait de rester trois à quatre jours sans sortir pour chercher de quoi manger. Nous avons perdu beaucoup de femmes en état de grossesse à cause du mauvais état de la route. Quand le moment d’accoucher arrive, on ne peut pas les transporter à moto, et nous n’avons pas de voiture. Le temps d’aller chercher un petit camion à Sodefa pour venir jusqu’à Maboya et les amener à l’hôpital préfectoral de Coyah, il est souvent trop tard. Tout cela, c’est à cause de l’état de la route. Sans une bonne route, aucun développement n’est possible’’, assure la présidente des femmes du quartier.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
00224 621 85 28 75/djiwobarry04@gmail.com