Après avoir été gazé, un syndicaliste du port se lâche : ‘’le président a donné l’ordre de nous tuer’’
[dropcap]D[/dropcap]es travailleurs du port autonome de Conakry ont été dispersés lundi alors qu’ils étaient en assemblée générale. Non contents de l’usage du gaz lacrymogène par les forces de l’ordre, ils ont promis d’accentuer la pression sur le pouvoir pour résilier le contrat avec la turque Albayrak.
Alsény Tourré, membre du collectif syndical du port autonome de Conakry, rencontré par la presse, en a gros sur le cœur. ‘’Ce n’était pas une manifestation. C’était une assemblée générale. Le syndicat a appelé les travailleurs à une rencontre pour lui faire un compte rendu’’, relate le syndicaliste.
‘’Un colonel nous a dit que le président a donné l’ordre de nous arrêter et de nous tuer. La gendarmerie a jeté du gaz lacrymogène sur nous alors que nous étions dans le bureau. Deux d’entre nous ont été mis aux arrêts’’, précise-t-il devant un parterre de journalistes.
Selon nos informations, le médiateur de la République tente de calmer les esprits. Mohamed Saïd Fofana a invité les syndicalistes du port à une rencontre pour trouver une issue heureuse à la crise. Tata vieux, conseiller à la présidence, a également proposé sa médiation aux belligérants. ‘’Qu’ils disent à Alpha Condé d’arrêter. Nous, on a fait que demander aux autorités de nous montrer le dossier sur la vente du port de Conakry’’, exige M. Touré.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 666 90 54 16/boussouriou.bah@visionguinee.info

