Après plus de 12 000 accidents de la route en 2025, Ousmane Gaoual Diallo annonce des mesures drastiques
Face à la situation préoccupante de la circulation à Conakry, le ministre des transports, Ousmane Gaoual Diallo, annonce des mesures visant à y remédier. Il déplore notamment le nombre élevé d’accidents de la route, souvent causés par les engins à deux roues
‘’Il faut déplorer le trop grand nombre d’accidents, plus de 12 000 accidents cette année, 4 000 personnes qui sont handicapées à vie et plusieurs jeunes qui perdent la vie alors qu’ils devraient constituer le bras économique de notre pays. C’est malheureux, mais c’est un constat. Les chiffres ne plaident pas en leur faveur. Le gouvernement a pris des dispositions pour aller au bout de cela, renforcer la formation, être plus exigeant quant au permis et aux documents administratifs permettant de prendre la route, accroître et investir massivement dans la sensibilisation. Il faut aussi penser à sensibiliser les acteurs de la route. Les usagers, les utilisateurs des motos et tricycles sont les plus accidentogènes dans notre pays. 60 % des traumatismes des accidents de la route sont liés aux accidents, et les deux roues sont impliquées à près de 70 %. C’est une véritable catastrophe’’, indique le ministre des transports.
C’est pourquoi, assure Ousmane Gaoual Diallo, ‘’le ministère des transports a lancé, il n’y a pas très longtemps, l’ouverture des centres de formation pour l’acquisition des permis pour les détenteurs des engins routiers et des trois roues. Cela va être une exigence l’année prochaine. Nous espérons que beaucoup de nos compatriotes vont s’inscrire dans cette dynamique’’.
L’autre aspect, dira-t-il, ‘’c’est la production de la législation. Un code de la route révisé est en train d’être mis en circulation. Cela permettrait de sanctionner beaucoup plus sévèrement les comportements accidentogènes ou l’irresponsabilité dans la circulation. Nous allons ainsi donner les bases juridiques aux acteurs de la police et de la défense qui veillent au respect de la législation en la matière. Donc, d’un côté offrir des formations, accroître la sensibilisation et, de l’autre côté, investir dans la police et la sécurité pour la mise en application des dispositions légales. C’est un drame, mais un drame qui ne désarme pas les autorités publiques, qui prennent toutes les responsabilités’’.
Pour le patron du département des transports, ‘’il est nécessaire et urgent que notre pays renforce son arsenal dans le contrôle technique, notamment des engins qui prennent la route. Il y a tous types de pollutions qui envahissent notre société. La pollution sonore, la pollution à base de carbone, tout ceci perturbe notre vie et a une action néfaste sur l’environnement. Maintenant, qu’est-ce qu’il faut faire ? Il faut augmenter le nombre de centres de contrôles techniques. Il n’y en a pas assez. L’État ne peut pas faire tous les centres nécessaires’’.
Dans l’émission ‘’L’heure du bilan’’, il affirme que ‘’l’Etat crée les conditions pour que d’autres acteurs économiques s’intéressent au segment, et nous les invitons à le faire massivement et dans toutes les régions du pays. Ça, c’est un premier problème. Il n’y a pas suffisamment de centres de contrôle technique en Guinée. Donc, exiger des citoyens qu’ils se conforment à la loi, qui fait de cela une exigence, alors même qu’ils n’ont pas la possibilité de le faire, c’est quelque chose, c’est un cercle difficile pour nous. Mais nous continuons à encourager les acteurs économiques et peut-être même penser à subventionner ceux qui vont s’installer dans les régions en dehors de Conakry, pour que les guinéens puissent partout accéder aux centres et mettre en norme leurs véhicules et engins de circulation’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

