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Au pays Toma, les morts ne sont pas morts

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[dropcap]F[/dropcap]igurant parmi les quatre régions naturelles du pays, la Guinée Forestière est considérée comme une zone de mœurs. Composée de plusieurs groupes ethniques, cette région est dotée d’un dénominateur commun, la forêt sacrée.

«Cette forêt sacrée est considérée comme une école, une retraite qui devait durer sept ans, au cours de laquelle les initiés doivent apprendre toutes les réalités relatives à cette communauté, à savoir la vertu des plantes, la chasse, la culture des champs et tout ce qui pouvait permettre à l’homme de s’affranchir, au terme de sept années de retraites en brousse.

A cette occasion, on apprend à déchiffrer les graffs qu’on peut appeler des écritures, relevant de la communauté Toma qui permettaient aux initiés de communiquer entre eux. Aussi, on apprenait comment garder les secrets contre vent et marrée», révèle Serge Seba Guilao, consultant en développement communautaire, au cours d’un entretien accordé à Anadolu.

La forêt sacrée doit ses origines à la communauté Toma (une ethnie du Sud de la Guinée). Cette communauté est considérée comme dépositaire de la plus grande partie de la population forestière. «C’est cette communauté qui avait la réputation de garder les secrets. Or, la forêt sacrée repose sur des secrets. Cette communauté a eu le plus grand espace culturel jusque-là inexploré. Il y a eu des tentatives pour découvrir la profondeur de la culture Toma qui ont été entreprises par les Français. Malgré ces initiatives des Français, certaines valeurs culturelles Toma sont restées jusque-là inexplorées», explique cet originaire du pays des Toma.

L’une des caractéristiques du pays, c’est l’inexistence de cimetières pour les morts. «Pour la communauté Toma, les morts ne sont pas morts. Les morts ne font que changer d’état sur le plan physiologique et anatomique. Ou bien, ils ont juste changé de milieu. Pour cette communauté, celui qui est censé être mort ne l’est pas, il a juste changé d’état», indique notre interlocuteur. C’est pourquoi, justifie-t-il, «quand une personne aurait vécu pleinement dans le milieu Toma, de l’enfance jusqu’à la vieillesse, il aura participé à toutes les activités de la communauté, il aura joué tout son rôle dans sa classe d’âge depuis sa jeunesse jusqu’à l’ère de la sagesse. Quand la mort survient, cet homme est considéré comme celui qui a rempli pleinement son devoir au milieu des siens»...Lire la suite de l’article en cliquant sur ce lien.

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