Autorisation d’usage des armes à feu : ‘’Ça n’a rien à voir avec les manifs de rue’’, selon le vice-président du parlement
[dropcap]L[/dropcap]a loi adoptée par l’assemblée autorisant les gendarmes à faire usage des armes à feu face à certains cas d’extrêmes urgences suscite le débat à Conakry. Le vice-président de l’assemblée nationale, rassure que cette mesure n’a rien à voir avec les manifestations de rue.
Selon Dembo Sylla, les gendarmes sont autorisés à riposter en cas de nécessité. ‘’Quand un fugitif dangereux est armé, les forces de sécurité doivent utiliser tous les moyens pour le maitriser. La même chose face à un agresseur ou un voleur armé, en train de tirer sur les gens’’, tient à clarifier le vice-président de l’assemblée nationale.
‘’En France, quand un homme dangereux, un évadé de prison par exemple, détient une arme, on essaie de le maitriser. Et pour le faire, on peut tirer sur ses jambes’’, précise le parlementaire.
Aucun lien avec les manifestations de rue
L’honorable Sylla rassure que les gendarmes ne doivent en aucun cas recourir à une arme létale pendant les opérations de maintien d’ordre. ‘’Ça n’a rien avoir avec les manifestations. Les protestations sont consacrées par la constitution. Les forces de l’ordre doivent encadrer les manifestants’’, indique notre interlocuteur.
‘’Les manifestants ne sortent jamais avec des armes. Les forces de sécurité font usage des armes conventionnelles pendant les opérations de maintien d’ordre. Les agents ne sont pas autorisés à tirer même sur les animaux, à plus forte raison les manifestants’’, assure le vice-président de l’assemblée nationale qui persiste et signe ‘’la loi ne les autorise nullement pas à tirer sur les citoyens lors des manifestations. S’ils le font, ça devient un crime, ils seront donc poursuivables’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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