Devant les conseillers du Conseil national de la transition (CNT), le Premier ministre Bah Oury a dévoilé une vision ambitieuse pour le développement du secteur agricole. Entre investissements massifs, réformes structurelles et modernisation des pratiques, le gouvernement entend faire de l’agriculture un levier central de la transformation économique de la Guinée.
Lors de la présentation de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a mis en lumière les priorités de son gouvernement dans les domaines de l’agriculture, de l’industrie alimentaire et du commerce. Une feuille de route ambitieuse qui prévoit la mise en œuvre de 32 mégaprojets et de 10 réformes, pour un volume global d’investissements estimé à 65 milliards de dollars.
Dans son intervention, le chef du gouvernement a souligné que dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie alimentaire et du commerce, “il est prévu 32 mégaprojets et 10 réformes, pour un volume d’investissements de 65 milliards de dollars”, marquant ainsi la volonté des autorités de donner une nouvelle impulsion à ce secteur stratégique.
Cette orientation s’inscrit dans la continuité des efforts déjà engagés. À ce titre, selon lui, “45 000 promoteurs agricoles ont été accompagnés, dont 60 % de femmes, tandis que 298,5 milliards GNF ont été mobilisés via le Fonds de développement agricole (FODA) et le Programme de développement de l’agriculture commerciale en Guinée (PDACG), en complément de 500 millions de dollars pour vingt projets et programmes”.
Au-delà des chiffres, le Premier ministre a insisté sur la nécessité de transformer en profondeur le secteur agricole. “Il s’agira de moderniser durablement l’agriculture, de sécuriser le foncier, de poursuivre la mécanisation, de relancer les rizeries, de réduire les pertes post-récolte, d’organiser les filières d’exportation et de faire émerger une agro-industrie capable de nourrir le pays, de soutenir les revenus ruraux et d’alimenter les marchés régionaux”, a-t-il détaillé.
Cette ambition intègre également les propositions formulées par le Conseil national de la transition. Le gouvernement prévoit notamment “10 000 kilomètres de pistes rurales à l’horizon 2030, l’équipement progressif des sous-préfectures à fort potentiel agricole et la relance des unités de transformation locale”, pour renforcer la productivité et à valoriser les ressources agricoles du pays.
Le gouvernement entend ainsi faire de l’agriculture un pilier de la croissance économique, tout en améliorant les conditions de vie des populations rurales et en renforçant la souveraineté alimentaire du pays.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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