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Bah Oury : ‘‘Je suis opposé à ce qu’on donne des bourses pour l’étranger à nos meilleurs étudiants’’

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Soutra

En recevant les 26 lauréats guinéens admis aux grandes écoles africaines de statistique et de démographie, le Premier ministre Bah Oury a annoncé des améliorations dans le système éducatif guinéen.

Sur les 26 admis, 21 sont issus des Classes préparatoires aux grandes écoles de Dalaba. Pour le chef du gouvernement, il s’agit d’une illustration des progrès réalisés dans le renforcement de la formation scientifique en Guinée.

‘’Votre génération constituera l’une des premières à contribuer à permettre à notre institut de statistiques de prendre encore davantage son envol’’, a indiqué le Premier ministre.

Tout en encourageant les lauréats à ‘’poursuivre leur parcours avec détermination’’, Bah Oury a insisté sur ‘’l’importance des statistiques dans la gouvernance d’un État. Des données fiables permettent d’anticiper, de planifier et de prendre de meilleures décisions pour l’avenir’’.

À l’entendre, ‘’cette réussite s’inscrit dans une dynamique plus large de construction d’une élite nationale capable d’accompagner la transformation de la Guinée’’, avant de plaider pour ‘’le renforcement des classes préparatoires et des structures nationales de formation, en vue de constituer une masse critique de jeunes compétences capables de servir durablement le pays’’.

Il a fait remarquer ‘’les classes préparatoires constituent un excellent levier pour rattraper le retard. Et c’est la raison pour laquelle j’ai dit et je répète : moi, je suis opposé à ce qu’on donne des bourses pour l’étranger à nos meilleurs étudiants. Il faut les garder sur place. Il faut les envoyer aux classes préparatoires de Dalaba. Parce que c’est par ce biais-là qu’on va constituer une masse critique d’hommes et de femmes capables collectivement de contribuer à la transformation du pays’’.

‘’Nous, nous avons fait l’expérience des bourses à l’étranger. Par la suite, selon les fortunes, réussite ou déperdition, certains sont revenus en Afrique, d’autres sont restés soit en Europe ou en Amérique’’, a-t-il expliqué.

De son côté, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, a évoqué une volonté d’investir dans le capital humain.

‘’Le système d’excellence académique que nous sommes en train de bâtir en Guinée, sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, porte ses fruits. Aujourd’hui, la Guinée investit et croit en son capital humain’’, a fait savoir Djami Diallo.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info

Soutra
3 commentaires
  1. Fofana Doudou dit

    Cette proposition est intéressante, mais elle mérite d’être nuancée.

    Pourquoi l’État accorde-t-il des bourses d’études à l’étranger ? En principe, pour permettre à de jeunes Guinéens d’acquérir des compétences de haut niveau afin qu’ils puissent, demain, revenir servir leur pays et contribuer à son développement.

    La vraie question est donc : combien reviennent effectivement en Guinée après leurs études ?

    Personnellement, je ne suis pas opposé aux bourses à l’étranger. Au contraire, notre pays a besoin de cadres formés dans les meilleures universités et écoles du monde, exposés à d’autres méthodes, technologies et cultures professionnelles. Mais ces bourses devraient s’inscrire dans une véritable politique nationale : sélection selon les besoins du pays, suivi des bénéficiaires et mécanismes favorisant leur retour et leur insertion professionnelle en Guinée.

    En parallèle, nous devons surtout investir massivement dans la qualité de notre propre enseignement supérieur.

    Cela n’a rien d’impossible : des infrastructures et laboratoires adéquats, des enseignants bien formés et correctement rémunérés, des programmes exigeants et adaptés aux besoins économiques du pays, des équipements modernes, des partenariats avec de grandes universités étrangères et de bonnes conditions d’accompagnement des étudiants.

    Les classes préparatoires de Dalaba peuvent parfaitement faire partie de cette stratégie. Mais pourquoi opposer les deux approches ?

    Formons mieux chez nous, envoyons certains se perfectionner ailleurs et créons surtout les conditions pour qu’ils reviennent mettre leurs compétences au service de la Guinée.

    Le véritable enjeu n’est pas de retenir nos meilleurs cerveaux à tout prix. C’est de faire en sorte que, où qu’ils soient formés, la Guinée bénéficie demain de leur savoir et de leur excellence.

    #Guinée #Éducation #EnseignementSupérieur #Jeunesse #Formation #Développement #Excellence

  2. Bangoura dit

    Merci mr le premier ministre je suis de votre avis depuis votre arrivée dansle couvernement je vois en vous une personnalité exceptionnel et d’un courage et une qualité indiscutable vous êtes un visionnaire bon courage je suis de tout cœur avec vous Mr Bagoura Boubacar

  3. Amara Camara dit

    La crédibilité des diplômes locaux : Soulever le problème de la reconnaissance internationale et locale des filières proposées. Si les infrastructures académiques et les laboratoires de recherche ne sont pas aux standards internationaux, former les élites sur place risque de limiter l’excellence recherchée.
    Le piège de la « fuite des cerveaux » inversée (ou du sous-emploi) : Insister sur le fait que garder une « masse critique » de brillants étudiants n’a de sens que si le tissu industriel et l’économie nationale peuvent absorber ces compétences. Sans opportunités concrètes, ces jeunes risquent de stagner ou de chercher à partir par leurs propres moyens plus tard.
    Le niveau des infrastructures : Rappeler que transformer des structures locales exige un investissement massif et durable. Proposer des classes préparatoires est une bonne idée sur le papier, mais cela nécessite un plateau technique irréprochable (connexion internet haut débit, bibliothèques modernes, équipements scientifiques de pointe).
    L’émulation et l’ouverture sur le monde : Mentionner l’importance des partenariats internationaux. Même s’ils restent au pays, ces étudiants doivent pouvoir bénéficier d’échanges, de programmes de double diplôme ou de collaborations avec des universités étrangères pour ne pas être coupés des innovations mondiales.

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