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Bah Oury : ‘’lorsque la situation sécuritaire n’est pas au beau fixe, un régime conséquent ne peut pas autoriser des manifestations’’

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Le président de l’Union des démocrates pour la renaissance guinéenne (UDRG) dresse un bilan reluisant de la conduite de la transition. Deux ans après la chute d’Alpha Condé, Bah Oury assure que le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) est en train de travailler pour le bonheur des guinéens. 

Alors que les détracteurs de la junte militaire au pouvoir dénoncent l’interdiction des manifestations de rue, Bah Oury dit à qui veut l’entendre que les autorités actuelles ont raison de prendre une telle décision.

‘’Je salue le courage du CNRD et des politiques révolutionnaires qui sont en train d’être lancés. Tout cela concourt à l’émergence du cycle prochain et du cycle qui va s’installer. La création de la CRIEF, d’anciens dirigeants à qui on a confié les deniers de l’Etat sont interpellés. Je ne rentre pas dans le débat, est-ce que c’est bien fait ou mal fait ? L’initiative est une excellente chose pour lutter contre la corruption. Le jugement des crimes de sang du 28 septembre 2009, c’est inédit, exceptionnel et historique. D’anciens dirigeants sont devant la barre pour justifier devant le peuple guinéen et le monde entier leurs responsabilités dans ces massacres’’, indique l’ancien ministre de la réconciliation.

Dans les GG de la radio Espace, Bah Oury fait remarquer que ‘’le lancement des assises nationales pour concourir à faire émerger des politiques de réconciliation nationale. Moi en tant qu’ancien ministre de la réconciliation nationale en 2008, j’ai vu les apports et la continuité de ce qu’on avait voulu faire. Les infrastructures, en moins de 15 mois, on voit que si on veut, on peut améliorer le cadre de vie des guinéens. Pourquoi d’autres, pendant des années, ils étaient au pouvoir, on n’a même pas eu de routes dans nos quartiers ? C’est inadmissible. Les guinéens commencent à comprendre que si on veut, on peut changer la donne. La situation que nous vivons n’est pas une fatalité, on peut s’en sortir’’.

Maintenant, poursuit-il, ‘’dans un contexte trouble où des gens qui ont perdu le pouvoir, qui ont des moyens financiers, qui sont embusqués partout et qui ne rêvent que de revenir pour remettre leur pouvoir en place, si vous êtes un homme politique, vous devez vous dire : ‘Prenons garde, faisons attention. Ne donnons pas des prétextes à ce que nous soyons intrumentalisés pour favoriser des stratégies qui n’ont rien à voir avec ce que nous réclamons’. C’est pour dire que lorsque la situation sécuritaire n’est pas au beau fixe, un régime conséquent ne peut pas autoriser des manifestations. S’il autorise les manifestations dans un contexte où il sait qu’il y a des situations de troubles à l’ordre, il sera totalement responsable’’.

‘’Vous voyez la violence telle qu’elle a toujours existé, même pour des troubles de délestage de courant, on dénombre des morts. Il y a des gâchettes faciles. Qui sont ces gens qui tirent ? Quelles sont leurs motivations ou intérêts ? Qui tirent les ficelles derrière ? Vous n’en savez absolument rien du tout. Lorsque vous dites que la liberté de manifestation est reconnue par la constitution, c’est vrai. Mais un gouvernement responsable doit assurer la protection de la cité’’, dit-il à qui veut l’entendre.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info

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