[dropcap]D[/dropcap]epuis 1968, nous évoluons dans le journalisme. Au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Guinée depuis la révolution. En décembre 2015, après avoir écouté M. Bah Oury, vice-président de l’UFDG traiter son président Cellou de ‘’criminel’’ pour nous, c’est un évènement. Nous en avons rendu compte dans le Lynx. M. Bah nous avait dit autre chose, hors micro. Nous n’en avons jamais parlé.
Irrités, M. Bah et ses amis ont voulu exercer leur droit de réponse et l’ont fait savoir au journal. Finalement, ils sont rétractés. Cependant, M. Bah Oury continue de nous cogner, dans des cercles restreints. Y compris dans notre propre famille. Refusant le débat public, il se réfugie dans la cachotière médisance. Et nous traite de mercenaire de la plume.
Aujourd’hui septuagénaire, c’est la première fois qu’on nous taxe de fouille-merdre-corrompu, pondant des articles tarifiés. Nous devrions vérifier dans notre banque pour savoir si avons n’avons pas reçu quelque part 200.000 euros d’un corrupteur que nous ne connaissons pas encore.
Cette accusation et ses faits et gestes depuis son retour confirme les propos de feu Alpha Sow sur l’individu qui se relève n’être qu’un pseudo leader, imbu de lui-même, suffisant, frappé de cécité politique et de crétoise intellectuel et moral.
M. Oury, se cachant de son parti, négocie par personnes interposées un rendez-vous avec le Grimpeur à Paris et l’obtient. La main toujours tendue, il mendie une grâce présidentielle et l’obtient. Il débarque à Cona-cris et sème la pagaille que tout le monde a vue.
Hier, il crachait vainement sur le Grimpeur qu’il a même tenté de liquider. En mendiant sa grâce, il avoue sa faute. Le tribunal qui l’avait condamné en est réconforté d’avoir dit, en son temps, le droit. M. Bah est un homme propos, intègre. C’est les autres qui sont pourris. S’il bousille l’UFDG et l’opposition, ce n’est pas parce qu’il a reçu quelque chose ou une promesse de quelque chose. C’est par conviction. Et tant pis ou tant mieux si ça arrange le parti au pouvoir. Honni soit qui mal y pense !
Le Plus Grand Commun Diviseur de l’opposition, le PGCD de la Guinée et du Fouta, gracié mais non amnistié, M. Bas (il n’a pas le monopole des fautes) Oury, a toujours un casier judiciaire chargé. Repris de justice apprivoisé, il est tenu en laisse par le Grimpeur qui en fera ce qu’il voudra. Aujourd’hui, il est entouré d’une maréchaussée qui veille sur lui et le surveille. Matin et soir. Nuit et jour. Adieu sa liberté sur Seine !
Jusqu’aujourd’hui, les seuls succès de M. Bah Oury, ce sont ses échecs. A l’OGDH, au ministère de la Réconciliation, à l’UFD, à l’UFDG. Un échec heureux : sa tentative d’assassiner le PRG élu. Un démocrate qui en est réduit à la violence politique. M. Bah, c’est homme des œuvres inachevées. Lorsque ses patrons actuels comprendront sa vraie valeur, plus foutu que lui…Traitre une fois, traitres toujours. Qui a trahi, trahira ! Il trahira ses nouveaux maîtres et seigneurs, comme il a trahi Dalein et ses militants. Une fois qu’il se sera définitivement planté dans sa mission commandée anti-Dalein, ses employeurs actuels vont le vomir et le balancer. Il se retrouvera, face à face avec lui-même, avec la justice, sa taule et perpète. Et comme il est déjà tombé dans les poubelles de l’histoire…
En 2008, il était ministre de la Réconciliation. Nous étions à la tête du projet Renforcement de la paix et prévention des conflits de l’OGDH avec l’appui du WFD de Berlin. Nous sommes allé rencontrer Monsieur le ministre à son bureau. Pour savoir comment collaborer ensemble. Monsieur le ministre, pendant plusieurs minutes, a passé son temps à vomir sur le journal La Lance. Lorsqu’il a fini, nous avons dit : ‘’M. Bah, vous êtes un homme politique. Vous n’êtes pas encore au pouvoir, et vous vous en prenez à la presse. Le jour où vous serez aux affaires, nous devons fuir’’. Sur ce, nous sommes sorti.
En termes de résultats, dans le domaine de la Réconciliation, même en jouant le Diogène le Paradoxal, muni d’une lampe, dans la rue et en plein jour, après M. Bah, on ne trouvera aucune trace. Comme toujours, échec lamentable.
Au moment de la transition bis, on a voté pour désigner le Premier ministre. Le Gros Lynx Yala débarque pour assister au scrutin. M. Bah Oury lui demande de sortir : la presse n’y est pas admise. Réponse du Gros Lynx (qui n’est pas gros) : ‘’Je ne suis pas chez vous’’ et d’aller s’asseoir à côté de feu Doré Lapin qui l’a bien accueilli.
Voilà le personnage, plein de lui-même et imperméable à la critique. Le politicien, le journaliste et flic sont comme cul et chemise, inséparables. Si M. Bah ne veut pas qu’on le critique dans les limites de la Loi et du Code de la déontologie, qu’il disparaisse de l’espace public. S’il s’enferme chez lui dans limites de sa vie privée, il n’aura aucun intérêt pour la presse. Mais pour comprendre cela, il faut être autre chose qu’une fripouille narcissique, qui passe son temps à s’écouter parler et à admirer son nombril.
N’est pas Conté, le Grimpeur ou Cellou Dalein qui veut !
Bah Mamadou Lamine, le Mercenaire du Missionnaire
*Article paru dans Le Lynx Numéro 1246 du 29 février 2016


Vous avez vu juste ce que signifie cet ignoble personnage haineux. Vous avez oublié de signaler également que Bah oury est un voleur. En quittant UFD, il est parti avec la caisse du parti en l’absence de Baadiko qui était au Cameroun. Demandez à ce dernier si bah oury n’est pas voleur.
C’est un caméléon politique mais aussi se change des vestes politique de circonstances. Merci d’avoir rafraîchi nos mémoires( courtes)