Bah Oury veut éviter des ‘’inégalités’’ territoriales en Guinée : ‘’On se crée des facteurs de déstabilisation, si…’’
En présidant vendredi une session de cadrage consacrée à la présentation des nouvelles directives et outils de performance de l’État pour l’exercice 2026, le Premier ministre Bah Oury a appelé les principaux responsables de l’administration publique, notamment les secrétaires généraux, conseillers principaux, directeurs des bureaux de stratégie et de développement ainsi que les inspecteurs généraux des différents départements ministériels, à un changement de paradigme dans la gestion publique.
Cette session, qui s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la 5e République et de la mise en œuvre des orientations issues de la nouvelle Constitution, appelle à une logique de résultats, selon le chef du gouvernement, tout en annonçant que ‘’désormais, la performance de l’administration sera évaluée à partir d’objectifs clairs, mesurables et alignés sur les priorités nationales’’.
À entendre Bah Oury, ‘’le capital humain ne veut pas dire simplement amener les gens à l’école. C’est la qualité, disons, de ce capital humain qui est fondamentale. Et cela nous a amenés, il y a deux ans, dès le début, à se dire : les nouveaux fonctionnaires, on va les mettre dans l’armée pour une immersion. Pas simplement pour qu’ils aient des compétences techniques, mais pour qu’ils retrouvent, au sein de l’institution militaire, des valeurs morales essentielles pour qu’un cadre puisse jouer et agir en conformité avec les intérêts de son pays’’.
Dans le même cadre, le Premier ministre a appelé à la modernisation territoriale. ‘’Si on ne réussit pas à mettre cette question de modernisation territoriale de manière effective, le pays sera déséquilibré. Et si le pays est déséquilibré, cela veut dire quoi ? Il y aura des inégalités sur le plan des territoires. Et s’il y a des inégalités sur le plan des territoires, on se crée des facteurs de déstabilisation. Et des facteurs de déstabilisation amènent de facto des conflits. La plupart des pays qui sont dans une situation désespérée n’ont pas pris en compte cela. C’est pour cela, en ce qui nous concerne, depuis l’année dernière, peut-être depuis un peu plus, nous tenons à ce que les régions puissent être prises en compte’’, assure le locataire du palais de la Colombe.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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