Boubacar Yacine Diallo à propos des dérives sur les réseaux sociaux : ‘’la HAC peut saisir la justice et nous n’hésiterons pas à le faire’’
Les réseaux sociaux sont de plus en plus inondés par des propos jugés inappropriés par l’opinion. Le président de la Haute autorité de la communication (HAC) ne reste pas indifférent face à ces dérives sur la toile. Boubacar Yacine Diallo annonce que son institution se réunira ce jeudi 16 avril, en conseil extraordinaire, pour situer les responsabilités.
‘’C’est la première fois que la HAC publie un communiqué à 3h du matin. Cela signifie la gravité du constat du service de monitoring de la HAC et de tous ces citoyens qui nous ont appelés pour attirer notre attention sur les dérives d’une rare vulgarité dans notre pays. Heureusement, tous les commissaires sont à Kindia pour former les superviseurs de la campagne électorale, et à 3h, nous nous sommes réunis pour rédiger ce communiqué qui n’est qu’une alerte. Parce que je préviens que la HAC ne tolérera pas ce que nous avons vu sur les réseaux sociaux. La vie privée doit être protégée. Les gens ont souvent tendance ou croient qu’ils parlent d’eux, mais ils ont des vues, c’est assez. Il faut que cela s’arrête’’, prévient le président de la HAC dans l’émission Guinée Today sur Télé 24.
Boubacar Yacine Diallo promet que des sanctions seront prises à l’encontre des auteurs de ces propos malveillants. Il met aussi en garde ceux qui partagent ce genre de contenus.
‘’Il n’est pas exclu que des sanctions exemplaires soient annoncées dans la journée ou les jours suivants, et cela vaut pour ceux qui se sont livrés à cette vulgarité et à tous ceux qui vont répéter leur acte. La législation en la matière est claire. Celui qui diffuse, celui qui reproduit, celui qui relaie, celui qui partage ont la même responsabilité et ils méritent la même sanction. Donc que les gens soient tenus informés, c’est une mise en garde. Quand quelqu’un publie, il est seul responsable. Si vous reproduisez, vous partagez la responsabilité et s’il y a une sanction, elle est égale pour vous tous’’, souligne-t-il.
Il fait remarquer que que ‘’la loi sur la HAC est très claire. Nous commençons par un avertissement et nous finissons par l’interdiction. Mais les cas qui se sont produits ces derniers temps méritent plutôt des interdictions. Et si ça se répétait, la HAC le fera dans la journée. Si ce débat se poursuit dans la journée, et ceux qui diffusent, et ceux qui reproduisent, et ceux qui relaient, et ceux qui partagent seront sous le coup de la loi. Et ceux qui pensent que les décisions de la HAC ne peuvent pas les atteindre se trompent. La loi dit que la HAC peut saisir la justice. Et nous n’hésiterons pas à le faire’’.
Le président de la HAC annonce qu’il ‘’y a un conseil extraordinaire qui est prévu demain. Ce conseil prendra la décision qui convient. Vous savez que nous faisons notre travail. Le procureur aussi est là pour faire son travail. Nous, tout ce qui est infraction et crime, nous ne touchons pas parce que c’est prévu et puni par la loi et c’est du ressort de la justice. Mais la loi dit également que nous pouvons porter à l’attention de la justice ce que nous croyons être des infractions. Et si c’est le cas, nous n’hésitons pas’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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