En exil depuis plusieurs années, la question du retour au pays pour Cellou Dalein Diallo n’est pas à l’ordre du jour. Accusant la junte militaire au pouvoir de dérive dictatoriale, le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) promet de poursuivre le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie depuis l’étranger.
L’ancien Premier ministre continue de dénoncer les arrestations et disparitions de leaders d’opinion.
“Actuellement, il (Mamadi Doumbouya) a instauré un climat de terreur. Tous ceux qui le contestent risquent la disparition forcée. Il y a plusieurs poursuites judiciaires fantaisistes. Il y a trois ou quatre jours, une de mes militantes très actives a été kidnappée. Elle était peut-être la dernière sur la liste des disparitions forcées. Jusqu’à présent, nous n’arrivons pas à la localiser. Les Foniké Mengué, Billo Bah, Marouane, personne ne sait, jusqu’aujourd’hui, où ils sont, après deux ou trois ans. Cela, c’est une dictature qui ne tolère aucune contestation, aucune dénonciation des dérives autoritaires”, fustige-t-il au micro de TV5 Monde.
À la question de savoir s’il prévoit de rentrer au pays, Cellou Dalein ne passe pas par quatre chemins pour répondre.
“Ce n’est pas la priorité. La priorité, c’est de lutter contre la dictature pour que les libertés publiques soient restaurées, que les droits de l’homme soient respectés et que les règles et principes de la démocratie soient appliqués dans le choix des dirigeants du pays, à tous les niveaux : local, législatif et exécutif. Ce qui est loin d’être le cas aujourd’hui. Il y a une dictature qui s’impose par les armes et par la violence”, dénonce l’ancien Premier ministre.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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