[dropcap]C[/dropcap]hez les peuples franchement patriotes, on dit souvent ceci : ‘‘On aime bien les étrangers, mais au finish, on se préfère’’. Cette culture n’est pas la propre du guinéen. Cet individu qui privilégie plutôt les opérations de charme et de pérenniser une pratique aussi loyale que l’hygiène.
Il en a été ainsi depuis les premières heures de l’indépendance du pays d’il y a plus d’un demi siècle. Comme pour dire que les habitudes ont la vie dure, les actuelles autorités du pays ont hérité de cette situation pour faire des opérations de tape-à-l’œil à chaque fois que Conakry doit recevoir des invités de marques et autres chefs d’Etats, ou quand elle doit abriter une rencontre d’une certaine valeur.
C’est alors qu’on voit s’opérer de façon purement hypocrite des toilettages appelés ‘‘Ville propre’’, en vue de présenter aux yeux des hôtes l’aspect salubre de cette capitale autrefois qualifiée de ‘‘Perle de l’Afrique occidentale’’. Or, Conakry occupe une place privilégiée parmi les capitales les plus sales au monde.
Et si la capitale guinéenne sombre dans une insalubrité chronique, la commune de Kaloum qui est le centre administratif par excellente et par ailleurs centre de négoces, avec toutes ces banques, assurances et autres institutions financières qu’elle abrite, reste cependant la plus malpropre. Ceci semble être entretenu par des populations même qui la peuplent et semblent ignorer qu’ils ont droit à un environnement vivable et un air doux. Conakry pue. Kaloum schlingue, et de toute son odeur.
Des ruelles sont inondées d’eaux usées provenant des fosses sceptiques et qui se déversent même à la devanture des maisons de culte. Faites un tour aux quartiers populaires de Coronthie et de Boulbinet pour vous en persuader.
Ailleurs, des populations lasses de vivre avec la saleté, viennent la déverser sur les artères publiques. Et tout de suite, les autorités viennent pour la collecter. Le dernier cas en lice date du lundi 7 décembre dernier à Yimbaya Manguébounyi où la circulation routière a été bloquée durant plusieurs heures. Les usagers de la route en ont payé le lourd tribut avec ces interminables bouchons qui se sont formés sur toutes les deux principales voies et même sur des routes secondaires qui longent les quartiers.
Ce samedi 12 décembre à Conakry, plusieurs centaines de jeunes gens sont versés sur l’Avenue de la République pour y apporter un toilettage. Le même scénario se fait observer le long de l’autoroute Fidel Castro où des femmes, munies de balais et de râteaux, nettoient la chaussée, alors que des jeunes colorient les abords de la route avec de la chaux.
Au niveau des grands carrefours également, l’on voit stationnés des camions de transports de déchets qu’on charge de saleté avant l’arrivée des invités et autres officiels devant prendre part lundi à la cérémonie de la prestation de serment de l’opposant historique devenu président de la République.
A quand donc la fin de ces opérations de charme ? Allez le savoir auprès du shérif de Conakry, le très volubile gouverneur Soriba Sorel Camara qui est aujourd’hui plus qu’hier versé dans les éloges du président Alpha Condé que de s’atteler à la mission qui lui incombe. Pauvres de nous !
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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Une tombe de blanc oui. Joli de l’extérieur et macabre dedans. Ceci doit s’arreter maintenant. Vraiment pauvre de nous.
vraiment après cette cérémonie conakry reprenne sa place toujours (9) neuvième pays plus sales au monde c’est vraiment honteux grâce a nos dirigeants maudits
Oui cette plaquette est une réalité en Guinée les spécialistes en gestion des sont :
-le premier ministre
-le ministre Matd
-le gouverneur et autres cadres du département du Matd
C est dommage