Un an après le coup d’Etat du 5 septembre, le lieutenant Michel Lamah du Groupement des forces spéciales (GFS), brise le silence sur l’opération qui a renversé l’ancien président Alpha Condé du pouvoir. Dans les Grandes Gueules, il est revenu lundi sur son état de santé mental qui a fait beaucoup de bruits dans la cité. Extraits !
‘’Les gens sont mal informés. Moi je vais bien. Je suis en bonne santé. Je suis avec ma famille. Je travaille correctement avec le président de la République Mamadi Doumbouya. Ceux qui disent que je suis malade, ce sont des guinéens qui sont mal intentionnés, qui ne sont pas contents de notre action. Je n’écoute pas tout ce qui se dit de moi. Je suis mon chemin et mon destin. C’est Dieu qui m’a envoyé et je fait la mission que Dieu m’a confié.
Le 5 septembre, ce n’est pas moi qui ai piloté le coup. Mais c’est moi qui ai mis main sur l’ancien président Alpha Condé. Quand j’ai entendu les tirs, j’étais au palais du peuple en position de relève. J’ai entendu des coups de tir au niveau du pont 8 novembre. J’étais obligé d’alerter mes éléments. Moi aussi, j’ai répondu aux tirs
C’est ainsi que j’ai reçu un appel de prendre le blindé. Ils m’ont dit de prendre le devant et j’ai pris le devant. J’ai piloté le blindé jusqu’à ce que j’ai cassé toutes les portes de Sékhoutouréyah. Quand on est rentrés dans le palais, il y avait tellement de tirs, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Je ne faisais que casser des portes pour faciliter la rentrée à mes camarades dans la cour.
Après avoir fini de casser les portes, je me suis dirigé avec mon équipe de 5 éléments. On a essayé de joindre le palais. Nous avons monté les escaliers jusqu’à ce qu’on a mis main sur le président. On l’a traité avec bonté. Je lui ai dit que je suis venu pour l’arrêter parce que les guinéens souffrent beaucoup et que les choses sont dures en Guinée. Ce n’est pas pour lui faire du mal. On l’a traité avec bonté. On l’a envoyé là où on devait l’envoyer.
Quand nous sommes rentrés dans le palais, personnellement, je l’ai pas vu dans la chambre. Il n’était pas dans le lit. On n’a vérifié sous le lit, il n’était pas là. On a casser la porte de son bureau, mais il n’était pas visible. On a fouillé et trouvé qu’il était un peu caché. J’ai toujours rendu compte à mon chef hiérarchique. C’est pourquoi, nous sommes là où nous sommes aujourd’hui’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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