Cycle infernal d’injures sur les réseaux sociaux : la ministre du MATD sonne la fin de la récréation
Certains communicants, des différents bords politiques, ont érigé les injures sur les réseaux sociaux en modèle de communication. Ils n’épargnent personne et s’en prennent à tout, avec la plus grande maladresse : les institutions de la République, les parents des personnes qui ne partagent pas les mêmes positions qu’eux sur certaines questions relatives à la vie de la nation ou à tel sujet d’actualité. Ils ne peuvent communiquer ni se défendre sans tomber dans les invectives. On se demande parfois comment sortir de ce cycle infernal d’injures sur les réseaux sociaux.
Que l’on soit proche de la mouvance présidentielle ou que l’on ne se reconnaisse pas dans la gestion actuelle, nul n’a le droit d’invectiver les autres sur les réseaux sociaux à cause de leur position. On peut défendre sa cause sans recourir aux insultes.
Outre le fait que les injures constituent des infractions amèrement réprimées par la législation en vigueur dans notre pays, aucune de nos valeurs sociales n’admet les grossièretés. Il faut respecter les opinions des gens.
En tout cas, Madame la ministre de l’administration du Territoire et de décentralisation, Madame Djénabou Touré, vient de sonner la fin de la récréation.
Par ailleurs, elle a invité les parents à éduquer leurs enfants. « Éduquons nos enfants ! Tout le monde est sur les réseaux sociaux. Ils insultent les mamans et les papas. Ce ne sont pas nos valeurs. Cela ne doit pas se faire dans notre pays », a-t-elle laissé entendre.
Que ceux qui ne peuvent pas communiquer ou faire connaître leur position sur un sujet donné sans insulter les autres commencent à plier bagages sur les réseaux sociaux, car désormais, la loi va servir.
Les injures sur les réseaux sociaux ne construisent ni ne développent un pays. Elles créent plutôt la haine inutile entre les gens et ternissent l’image du pays.
Sayon MARA, Juriste

