Depuis son exil, l’ancien Premier ministre justifie son absence prolongée du territoire national. Cellou Dalein Diallo dénonce un “climat de terreur” instauré par le pouvoir de Conakry, rendant toute opposition interne impossible.
Alors que ses détracteurs et une partie de l’opinion continuent de s’interroger sur la pertinence de son combat loin des frontières guinéennes, Cellou Dalein Diallo a tenu à clarifier sa position. Pour l’ancien Premier ministre, le retour au pays, dans le contexte actuel, ne serait pas un acte de bravoure, mais une condamnation au silence.
“Malheureusement, c’est très difficile de lutter de l’intérieur. Alors, les gens demandent : ‘Pourquoi tu ne rentres pas pour laver ton honneur devant la justice ou pour combattre, pour lutter à l’intérieur ?’ Si j’étais en Guinée, je n’aurais pas pu lutter. Pas du tout. Parce que le climat de terreur est instauré, entretenu par la junte, avec les disparitions forcées”, a-t-il indiqué.
Pour étayer ses propos, Dalein a dressé un inventaire des figures de la société civile et des rangs militaires dont on est sans nouvelles. Ce climat de terreur qu’il évoque s’incarne, selon lui, dans les disparitions forcées qui frappent la Guinée.
“Je pense à Foniké Mengué, Billo, Marouane Camara, Nimaga, les militaires, Sadiba, Célestin, le docteur Diabaté de Kankan, le père de Babila, Mabory, Néné Ousou ; tous ces gens, on n’a aucune nouvelle”, a regretté M. Diallo.
Malgré l’éloignement, l’opposant guinéen réaffirme que son engagement reste intact. “Je me suis engagé en politique pour l’instauration, dans mon pays, d’une démocratie réelle, la construction d’un État de droit capable de garantir l’exercice des droits et libertés des fils de Guinée. Je souhaite que les citoyens guinéens choisissent leurs dirigeants”, a réitéré l’ancien Premier ministre.
“Donc, nous avons le devoir de combattre et de dénoncer justement ces dérives, parce que nous souhaitons vivre dans un pays régi par les règles et les principes de la démocratie et de l’État de droit. Et je suis convaincu qu’on va y arriver”, a conclu Cellou Dalein Diallo.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com

