[dropcap]L[/dropcap]es Forces sociales de Guinée ont reculé. Alors qu’elles projetaient d’organiser une marche pacifique le lundi 16 juillet, elles ont finalement appelé à une journée ville morte après l’interdiction de la marche par le gouverneur de la ville de Conakry.
Dans un communiqué, les Forces sociales affirment qu’après des consultations, ‘’il est ressorti la ferme volonté du gouvernement de provoquer des violences à travers des infiltrations et affrontements’’.
‘’On ne voulait pas s’attaquer à une illégalité en commettant d’autres illégalités’’, s’efforce de convaincre Dansa Kourouma, l’homme qui avait donné 24 heures au gouvernement pour revenir sa décision de réajuster le prix du carburant.
‘’Nous sommes des légalistes. Ce repli ne veut pas dire qu’on a eu peur. La bataille n’est pas seulement dans la rue. Elle est aussi juridique’’, rajoute le président du Conseil national des organisations de la société civile.
La décision du général Mathurin Bangoura a fait l’objet d’un recours pour excès de pouvoirs. Le gouverneur de la ville de Conakry est attendu à la barre le vendredi 20 juillet 2018 à 11h au Tribunal de première instance de Kaloum.
Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info

