Après l’élection de son président et des membres de son bureau, la nouvelle Assemblée nationale poursuit sa mise en place. Ce mardi, les députés ont procédé à l’installation des 13 commissions parlementaires de l’institution. À cette occasion, le président du Parlement, Dansa Kourouma, a rappelé les exigences liées aux responsabilités assumées au sein du bureau de l’Assemblée et des commissions parlementaires.
‘’Être membre du bureau de l’assemblée, être membre du bureau de commission, ce n’est pas que des privilèges. Il y a des implications en termes de disponibilité. Il y a des implications en termes d’expertise. Il y a des implications en termes de constance dans les travaux. Parfois, on fait des nuits blanches dans les commissions pour faire les rapports, faire le débat avec les ministres. Et quand vous êtes responsable d’une commission, tant que le débat est en cours, vous ne pouvez pas vous absenter’’, a expliqué Dansa Kourouma.
C’est pourquoi, a-t-il assuré, ‘’il est important d’évoluer progressivement dans ces commissions, observer pendant 2 ans, voir est-ce que je peux avoir toute la disponibilité nécessaire’’.
Le président de l’assemblée nationale a également insisté sur la nécessité de prendre en compte la diversité des préoccupations de la population au sein des commissions parlementaires. ‘’Nous représentons le peuple, le peuple dans sa grande diversité. On doit faire de telle sorte que chaque problématique de la société trouve un répondant au sein de la commission’’, a-t-il affirmé.
Dans le même cadre, le patron de l’institution parlementaire a notamment évoqué les questions liées aux femmes, à la décentralisation et à la religion. ‘’Les questions de femmes, il doit avoir dans la commission des spécialistes des questions de femmes qui peuvent animer le débat, les questions de décentralisation, les questions même de religion parce qu’il y a une commission qui s’occupe aussi des affaires religieuses. Donc tout le monde, tous les membres, les députés membres de la commission ont une valeur à apporter dans le travail collectif de la commission’’, a-t-il souligné.
A l’entendre, les députés sont appelés à exercer leur mandat au sein des commissions pendant deux ans. À l’issue de cette période, la qualité et la contribution de chacun devraient être évaluées. ‘’Pour être dans les commissions, c’est un mandat de 2 ans. Chemin faisant, nous allons évaluer la qualité et surtout la contribution de chacun de nous dans les travaux au sein des commissions. Les lois sont débattues dans les commissions. Même les motions de censure prennent naissance dans les commissions ou dans les groupes parlementaires’’, a-t-il expliqué.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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