Plus de 250 recommandations ont été formulées à l’endroit de la Guinée dans le cadre de l’Examen périodique universel (EPU) des droits de l’homme, à l’issue de sa quatrième participation. En retour, le pays a exprimé sa volonté d’honorer ces engagements avant la prochaine session.
‘’Au titre de la ratification des différentes recommandations, mon gouvernement reste disposé à honorer tous ses engagements pour être en harmonie avec les instruments auxquels il a volontairement souscrit’’, a déclaré le ministre de la justice et des droits de l’homme.
S’agissant des réformes institutionnelles et législatives, Yaya Kaïraba Kaba a rassuré que ‘’nous tenons à poursuivre toutes les actions déjà engagées afin d’internaliser les conventions internationales ratifiées, notamment la Convention contre les disparitions forcées’’.
Depuis Genève, le ministre a souligné que ‘’mon département entend accompagner le processus de rationalisation de la nouvelle structure qui jouera le rôle de l’Institution nationale des droits de l’homme (INDH), conformément aux Principes de Paris. En ce qui concerne la lutte contre la torture, nos efforts seront poursuivis afin de mettre un terme à cette pratique d’un autre âge’’.
A propos de la ratification du deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, portant sur l’abolition de la peine de mort, M. Kaba a annoncé la Guinée soumettra le projet de cet instrument à son futur parlement dès qu’il sera installé.
Dans le même contexte, le garde des sceaux a réitéré la volonté du gouvernement guinéen de ‘’mener ce processus à son terme, dans l’intérêt de la justice et des droits de l’homme’’.
En matière de droits civils et politiques, il a laissé entendre que ‘’le gouvernement reste convaincu que leur renforcement constitue un véritable indicateur d’évaluation de notre processus de construction démocratique. C’est pourquoi, nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour que le respect de ces droits devienne une réalité, en particulier dans la perspective des élections annoncées cette année par le président de la République’’.
Concernant les relations avec les différentes institutions, le ministre a affirmé que la Guinée est bien placée pour comprendre l’importance de renforcer les liens et les collaborations. ‘’L’engagement de mon gouvernement est total pour l’instauration d’une coopération sincère avec l’ensemble des institutions œuvrant à la promotion et à la protection des droits de l’homme’’, a-t-il déclaré.
Il a précisé que les recommandations faites à la Guinée doivent être envisagées à deux niveaux. ‘’Au niveau national, afin de répondre à une logique participative impliquant l’ensemble des acteurs concernés. C’est à ce titre que nous avons décidé de formuler une réponse globale après consultation avec les départements techniques du Conseil national de la transition et les organisations de la société civile’’, a-t-il insisté.
Et d’ajouter : ‘’Au niveau international, pour solliciter l’accompagnement de notre pays par les partenaires techniques et financiers dans ce long et difficile processus de construction démocratique. Je suis convaincu de leur disponibilité à nous soutenir’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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