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Dernière minute : Des jeunes empêchent l’installation d’un centre de traitement d’Ebola à Matoto

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[dropcap]P[/dropcap]lusieurs dizaines de jeunes du quartier Yimbaya Bougie dans la commune de Matoto protestent à l’instant même contre l’installation dans leur localité d’un centre de traitement d’Ebola.PENTAX DIGITAL CAMERA

Visiblement très remontés contre les autorités en charge de la réalisation de ce projet préfinancé par les Etats-Unis par l’entremise de son ambassade accréditée à Conakry, ces protestataires scandent des propos hostiles au gouvernement qu’ils soupçonnent de vouloir aider à propager le virus sauvage dans leur quartier.

‘‘On ne veut pas d’Ebola’’. ‘‘Allez ailleurs’’. ‘‘Nous n’accepterons jamais Ebola dans notre stade’’.  Ce sont là entre autres slogans scandés par ces manifestants qui disent ne jamais accepter ce bâti à quelques encablures de leur terrain de jeu et du grand marché de Yimbaya.

Dans la foulée, le gouverneur de la ville de Conakry Soriba Sorel Camara tente de calmer les ardeurs des manifestants. Il a annoncé l’annulation de la pose de la première pierre. Mais en vain, les jeunes sont plus que jamais déterminés  à empêcher cette opération d’installation du centre de traitement d’Ebola dans leur quartier.

Au moment où nos mettions cette dépêche en ligne, les personnalités conviées à prendre part à cette cérémonie de pose de la première pierre, notamment l’ambassadeur Alexander Laskaris des Etats-Unis, Bertrand Cochery de la France et plusieurs autres partenaires impliqués dans la riposte à Ebola ont déserté le coin.

Le Premier ministre Mohamed Saïd Fofana qui devrait représenter le président Alpha Condé à cette cérémonie ne s’y est pas rendu finalement. Une réunion d’urgence est convoquée entre le gouverneur Soriba Sorel, le président de la Délégation spéciale de Matoto, Mohamed Koumandian Keita et les responsables des quartiers de la commune.

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 Depuis Matoto,  Cire Baldé pour Visionguinee.info

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1 commentaire
  1. abkodo2 dit

    Si de telles violences peuvent encore avoir lieu à Conakry, un an après la mort du patient zéro, c’est que les autorités ont échoué dans leur campagne d’information. En lisant de telles informations, je suis de plus en plus convaincu que les statistiques sur l’épidémie de l’Ebola sont loin de refléter la réalité en Guinée.

    Comment pourrait-on y faire face si on ne connait pas son ampleur?

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