[dropcap]O[/dropcap]uverts le lundi 11 février 2019, les travaux de la première session disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) ont pris fin. Ledit Conseil a révélé vendredi à la presse les sanctions prises à l’encontre de magistrats.
Chargé de juger les magistrats pour leurs faits et agissements contraires à la déontologie, le CSM, au terme de sa session, a adressé des avertissements à quatre magistrats et des blâmes à cinq autres.
Un magistrat qui faisait l’objet d’une plainte a été radié au tableau d’avancement pour une durée de 3 ans. ‘’Compte tenu des fautes que ce magistrat a commises, il ne va pas avancer pendant 3 ans’’, a précisé Amadou Sylla, secrétaire exécutif du Conseil supérieur de la magistrature.
Selon lui, certains magistrats n’étaient pas préparés à assumer des fonctions de responsabilités. En clair, dit-il, ‘’ils ne peuvent pas être présidents de tribunal ou procureurs dans une juridiction. Parce qu’il leur manque l’esprit de responsabilité. On a retiré à un magistrat les fonctions de chef de parquet pendant un délai de trois ans. Il restera sous ordre pendant trois ans’’, a ainsi décidé le CSM.
Trois magistrats ont été rétrogradés par abaissement d’un grade. Trois autres ont été rétrogradés par abaissement de deux grades. ‘’Quand on est rétrogradé par abaissement à deux grades, cela équivaut à 24 années de retard’’, a indiqué M. Sylla.
Le conseil de discipline a rejeté 8 plaintes, estimant que les faits reprochés à des magistrats, étaient sans fondement.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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